Accueil Roland Garros

Osaka boycot­tera la presse : « Les orga­ni­sa­teurs pensent qu’ils peuvent ignorer la santé mentale des joueurs, alors laissez‐moi rire »

111

Mercredi aux alen­tours de minuit, Naomi Osaka a balancé une bombe sur ses réseaux sociaux. Elle a annoncé son boycott de la presse pendant toute la durée de Roland‐Garros. La Japonaise semble vouloir dicter ses propres règles, même si elle sait qu’elle s’ex­pose à des sanc­tions. La numéro 2 mondiale aurait‐elle trouvé les coupables idéaux de ses mauvaises perfor­mances sur terre battue ? 

« J’espère que vous allez bien. Je vous écris pour vous dire que je ne ferai aucune confé­rence de presse pendant Roland‐Garros. J’ai souvent ressenti que les gens n’ont pas de consi­dé­ra­tion pour la santé mentale des athlètes, et cela se confirme quand je vois une confé­rence où lorsque j’y parti­cipe. Je me suis souvent retrouvé à répondre à des ques­tions qui ont déjà été posées plusieurs fois, ou des ques­tions qui sèment le trouble dans nos esprits, et je ne vais me soumettre à des gens qui doutent de moi. Ne pas parti­ciper aux confé­rences n’a rien de personnel envers le tournoi, et quelques jour­na­listes m’ont inter­viewé depuis que je suis jeune, et j’ai une rela­tion amicale avec la plupart d’entre eux. Cependant, si les orga­ni­sa­teurs pensent qu’ils peuvent conti­nuer à dire ‘parti­cipez ou vous rece­vrez une amende’, et conti­nuent à ignorer la santé mentale des athlètes qui sont la pièce centrale de cette coopé­ra­tion, alors laissez‐moi rire. Bref, j’es­père que le montant consi­dé­rable des amendes que je paierai ira à un orga­nisme de charité pour la santé mentale, » a tweeté Naomi Osaka…

« Je ne vais me soumettre à des gens qui doutent de moi » reste la phrase la plus marquante. La joueuse aux 4 Grands Chelems n’a peut‐être pas compris le rôle d’un journaliste…

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.