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Paire : « Il y a les gens qui parlent pour rien, juste pour exister »

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Malgré la défaite contre Casper Ruud (5–7, 6–2, 6–1, 7–6 (4)), ce match avait tout d’une déli­vrance pour Benoit Paire. Il a bien joué, s’est battu jusqu’au bout face à un excellent joueur de terre battue. Il a été surtout poussé par le public du Simone Mathieu. Après la rencontre, l’Avignonnais n’a pas pu retenir ses larmes, sur le court. Des larmes de joie plus que de tris­tesse selon lui. Il avait besoin de ce soutien.

« Cette dose d’amour du public me fait du bien. Là j’ai la défaite dans ma tête. Mais depuis quelques mois c’est telle­ment diffi­cile la vie sur le circuit avec les critiques que je reçois. Les gens qui parlent pour rien, juste pour exister. Là j’ai retrouvé le tennis que j’aime. Le tennis avec du public, des émotions. C’est pour ça que je fais ce sport. On joue pas pour soi mais aussi pour tout le monde, pour procurer du bonheur. J’avais besoin un petit peu de voir comment le public allait réagir. C’est vrai qu’à Madrid il y avait eu une superbe ambiance. Mais j’avais besoin du retour à Roland, en France, après tout ce qu’on a dit sur moi. J’en ai lu beau­coup qui me descen­daient. Je me suis demandé comment allait être le retour à Roland. Finalement, je me rends compte que les gens aiment ce style de jeu. Dans l’en­semble, ils sont là pour me soutenir du début à la fin », a confié Benoit Paire, qui n’a pas hésité non plus à régler quelques comptes.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.