Dans les colonnes de la Gazzetta, Paolo revient à sa façon sur la défaite de Sinner et il le fait avec beaucoup de poésie et d’engagement. Il va bien du delà du drame et s’interroge aussi sur les vraies raisons de ce couac.
« Le garçon traîne depuis longtemps quelques problèmes physiques. Houston, nous avons un problème : il faut le dire clairement, mais seul lui, son équipe et les médecins qui le suivent savent peut‐être comment les choses se passent vraiment. De l’extérieur, je peux supposer tout et n’importe quoi : de la boulimie tennistique et le stress de la performance, à la panique, la chaleur et l’humidité, sans parler de l’impact avec le seuil de la douleur qui est une sensation subjective influencée par des facteurs organiques et des gènes, mais dont je me tiens à l’écart parce que c’est une matière dont je ne suis pas compétent.Au fond, c’est ça le beau et le laid du tennis : tu peux gagner avec des balles de match contre toi et perdre avec celles en ta faveur. Le sport, c’est ça, ça ne me semble pas si difficile à comprendre : ça fait très, très mal, mais la saison continue, Wimbledon est à nos portes. Sinner a perdu, mais vive Sinner »
Publié le vendredi 29 mai 2026 à 09:45



