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Patrick Mouratoglou sur Loïs Boisson, quali­fiée en demi‐finales : « Ce n’était pas du flan quand elle disait qu’elle voulait aller au bout. C’est un des maux fran­çais, parce que quand on est ambi­tieux, quand on l’af­fiche, tout de suite les joueurs sont quali­fiés de prétentieux »

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« J’espère gagner », les mots de Loïs Boisson en inter­view sur le court, après sa victoire contre Jessica Pegula en huitième de finale. La 361e joueuse mondiale semble joindre les paroles aux actes. Ce mercredi, la trico­lore a réalisé un nouvel exploit, en dispo­sant de la 6e joueuse mondiale, Mirra Andreeva (7−6, 6–3). Dans le dernier carré, elle affronter Coco Gauff.

Sur le plateau de France Télévision, Patrick Mouratoglou a loué l’am­bi­tion de la Tricolore. Il est de plus en plus rare de voir des athlètes fran­çais tenir ce discours, sous peine de se faire taxer d’arrogant.

« C’est un des maux fran­çais, parce que quand on est ambi­tieux, quand on l’af­fiche, tout de suite les joueurs sont quali­fiés de préten­tieux. En fait, ce n’était pas du flan quand elle l’a dit, parce que quand elle a dit qu’elle voulait aller au bout, elle montre qu’elle a vrai­ment l’in­ten­tion d’aller au bout. Alors, il ne suffit pas de le vouloir, mais en tout cas, elle y croit suffi­sam­ment pour être capable de battre des joueuses de tout premier plan, ce qui était inima­gi­nable sur le papier. Elle fait abstrac­tion de tout ça, elle rentre sur le match pour jouer crâne­ment sa chance. Et je trouve que la bonne nouvelle, c’est que fina­le­ment, quel que soit l’ad­ver­saire, dieu sait que celle d’au­jourd’hui a des qualités complé­te­ment diffé­rentes de Pegula. C’est Loïs qui s’adapte et fina­le­ment, elle trouve des solu­tions, quel que soit l’ad­ver­saire, ce qui est plutôt très bon signe. »

A propos de l’auteur

thomasb

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.