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Rafael Nadal : « Si mon fils mène une carrière dans le tennis comme je l’ai vécue… »

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De passage en confé­rence de presse après la céré­monie en son honneur sur le court Philippe‐Chatrier à Roland‐Garros dimanche, Rafael Nadal a répondu à une ques­tion sur le futur de son fils. 

Question : « Vous savez mieux que quiconque les sacri­fices qu’il faut consentir pour atteindre les sommets dans ce sport et s’y main­tenir aussi long­temps, ainsi que tout ce qu’il faut aban­donner pour devenir sportif profes­sionnel. Aimeriez‐vous que votre fils devienne joueur de tennis ou sportif profes­sionnel, quel que soit le sport ? »

Nadal : « Si mon fils mène une carrière dans le tennis comme je l’ai vécue, bien sûr que oui, parce que vous avez parler des sacri­fices mais je n’ai jamais eu le senti­ment d’avoir fait beau­coup de sacri­fices. Je n’ai jamais eu le senti­ment d’avoir perdu une partie de ma vie pour devenir profes­sionnel. Je n’ai jamais perdu, d’une certaine manière, des moments de ma jeunesse à cause du tennis. Je ne pouvais tout simple­ment pas faire tout ce que mes amis faisaient chaque week‐end, mais je pouvais faire toutes les autres choses, et je les ai faites. Et en même temps, quand on fait ce qu’on veut faire, on ne fait pas de sacri­fices. On travaille dur, bien sûr. On se donne à fond. Mais on fait ce qu’on veut. Vous travaillez dur, bien sûr. Vous vous donnez autant que vous le pouvez Donc, si mon fils ressent la même chose, je le soutien­drai. Je ne pense pas que ce sera le cas, mais je le soutien­drai dans tout ce qu’il voudra faire. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.