« Ce n’était vraiment pas à cause de la chaleur. Les conditions étaient tout à fait acceptables pour jouer. C’était juste moi aujourd’hui (…) Je n’ai pas bien dormi et je ne me sentais pas bien au réveil », a déclaré Jannik Sinner après s’être totalement effondré physiquement au deuxième tour de Roland‐Garros, alors qu’il menait 6–3, 6–2, 5–1 contre Juan Manuel Cerundolo (56e mondial).
Dans le dernier épisode de son podcast, dont les propos sont relayés par Tennis365, l’ancien numéro 4 mondial et actuel coach de Giovanni Mpetshi Perricard, Greg Rusedski, a tenté de trouver une explication à cette incroyable défaillance.
« C’est essentiellement un coup de chaud, ou peut‐être qu’il a encore des séquelles du virus qu’il a eu en Australie. Tout le monde dit que Sinner a une faiblesse et qu’elle est mentale. C’est absurde. Il ne va pas s’effondrer alors qu’il mène deux sets à zéro et 5–1 contre un joueur qui le bat facilement. J’ai entendu dire qu’il avait attrapé un virus en Australie qui le freinait et que ces virus peuvent persister. Quand on gagne des matchs aussi facilement que lui, on peut les enchaîner sans problème, mais la chaleur l’a rattrapé à Paris. C’est la seule explication qui me semble plausible. Parfois, les virus mettent du temps à disparaître de l’organisme. Regardez Emma Raducanu ces derniers mois. Jannik a également déclaré qu’il se sentait mal le matin du match. Les seules personnes qui connaissent réellement la vérité sont donc Jannik Sinner et son équipe. Et il a une équipe fantastique. Ils vont tout passer au crible. L’agent va tout passer au crible. Ils trouveront une solution à ce problème. Mais ils ne veulent pas non plus nous dire exactement quel est le problème, ce qui est aussi une bonne stratégie d’entraîneur, car cela nous fait parler : qu’est-ce que c’est ? Que se passe‐t‐il ici ? Que se passe‐t‐il là‐bas ? Parce qu’on ne veut pas donner le moindre avantage à ses adversaires. »
Publié le mardi 2 juin 2026 à 12:58



