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« Si les orga­ni­sa­teurs avaient voulu protéger Jannik Sinner, ils ne l’au­raient pas programmé en journée, avec un match pouvant durer trois heures et se dérou­lant à l’heure la plus chaude », affirme José Moron

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Aussi éton­nant que cela puisse paraître, Jannik Sinner a été programmé en première rota­tion sur le court Philippe‐Chatrier ce jeudi, à midi, pour son deuxième tour face à l’Argentin Juan Manuel Cerundolo (56e mondial). 

Et alors que l’Italien a déjà éprouvé des diffi­cultés sous de fortes chaleurs par le passé, cette program­ma­tion tend plutôt à démon­trer qu’il n’existe aucune volonté parti­cu­lière de protéger le numéro 1 mondial, selon le jour­na­liste espa­gnol José Moron, rédac­teur en chef de Punto de Break.

« Dans ce podcast, on explique qu’au cours des 25 dernières années, le numéro 1 mondial n’a jamais été programmé en premier sur le court Chatrier et que, sur les 55 derniers premiers matchs, seuls 2 concer­naient des hommes. Cela fait réfé­rence au fait que Sinner ouvre aujourd’hui le programme sur le court Chatrier à midi. Ils disent : ‘Cela soulève des soup­çons. Cela ne peut venir que d’une demande de sa part ou d’un geste du tournoi pour le protéger de l’une des jour­nées les plus chaudes, main­te­nant qu’Alcaraz n’est plus là.’ Franchement, je dirais que s’ils voulaient le protéger, ils l’auraient plutôt programmé en soirée. Cet argu­ment n’a pas beau­coup de sens. C’est vrai que le premier match est préfé­rable au deuxième, mais si c’était comme on le dit ici, pour le protéger, alors ils ne l’au­raient pas programmé en journée, avec un match pouvant durer trois heures et se dérou­lant à l’heure la plus chaude. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.