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Simon, sans filtre : « Je ne voulais pas que le public me gêne. J’avais presque envie de dire : c’est bon, je gagne tout va bien, taisez‐vous »

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Après son match mara­thon du premier tour face à Pablo Carreno Busta remporté après 1 heure du matin devant un public chaud bouillant et sa victoire auto­ri­taire ce jeudi face à Steve Johnson sur le Chatrier, Gilles Simon est un peu le chou­chou du public trico­lore sur cette édition de Roland‐Garros.

Et lors­qu’on lui a demandé s’il avait déjà connu une telle osmose avec le public de la porte d’Auteuil, le Niçois a comme souvent eu une réponse longue et alambiquée. 

« L’ambiance d’au­jourd’hui (jeudi), oui, une fois ou deux, j’ai eu quelques matchs qui se sont très bien passés. J’en ai fait un paquet, de Roland. Il y a quand même 2 ou 3 fois où cela s’est bien passé aussi. Et surtout, c’est de ma faute, aujourd’hui, mais j’ai des matchs où parfois, j’étais aussi plus dispo­nible pour le public qu’au­jourd’hui car j’étais vrai­ment dans la gestion de mon effort. J’ai commencé, j’étais ultra tendu. Cela part mal. Voilà quoi, tu es mené 1–0, 3–0, double break, tu sens que ça va être très compliqué. J’ai mis beau­coup de temps à me sentir bien. Et puis, quand j’ai pris l’as­cen­dant, et quand j’ai réussi à retourner ce match, et qu’il était beau­coup plus à sens unique, déjà je voulais gagner et en fait, juste­ment après, je ne voulais pas que l’on me gêne. J’avais presque envie de dire : c’est bon, je gagne tout va bien, taisez‐vous, on continue jusqu’à la fin, et on passe à autre chose. C’est pour cela, aujourd’hui, j’étais dans de moins bonnes dispo­si­tions mentales par rapport à cela. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.