Accueil Roland Garros

Tsonga : « J’étais jaloux de la rela­tion entre Rafael Nadal et Carlos Moya »

35898

Le 24 mai 2022, Jo‐Wilfried Tsonga mettait un terme à sa carrière de joueur, sur le Philippe‐Chatrier à Roland‐Garros, après une perfor­mance hono­rable contre Casper Ruud. Un an plus tard, il explique à L’Equipe son désir de coach et de trans­mettre aux jeunes générations. 

Le Français prend l’exemple de Rafael Nadal, qui rece­vait durant sa jeunesse les conseils de Carlos Moya, avant que ce dernier ne devienne son entraî­neur bien plus tard. 

« J’aime profon­dé­ment être sur le court avec les gamins. Je pense que je peux faci­liter le travail de compré­hen­sion pour un jeune par mon vécu. Quand je regarde les Espagnols, les meilleurs actuels sont entraînés par les meilleurs anciens joueurs. J’étais jaloux de la rela­tion entre Rafael Nadal et Carlos Moya. Je me disais que Nadal, à 16 ans, béné­fi­ciait toute la journée des conseils de Moya et je l’en­viais. En France, c’est diffi­cile d’y arriver. Pour des histoires d’ego… Pour des trucs qui n’ont rien à voir avec le sportif. Quand j’étais jeune, j’ado­rais prendre un maximum d’infos de mes aînés. Quand j’ai commencé, j’ai pu jouer en double avec Fabrice Santoro et Sébastien Grosjean, et j’en ai bien profité. Quand je suis en finale de l’Open d’Australie en 2008, il y a Cédric Pioline qui m’a donné des conseils. En Coupe Davis, j’ai beau­coup appris avec Yannick Noah. Et surtout, j’ai gagné avec lui. Car, au final, c’est ce qu’on nous demande : gagner. Nous ne sommes que de passage, donc autant aider les autres joueurs, autant leur faire gagner du temps. Il faut des passe­relles entre les générations. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.