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Un Sinner stra­to­sphé­rique fait plier Djokovic après un match de toute beauté

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Si la première demi‐finale entre Carlos Alcaraz et Lorenzo Musetti n’a pas tenu toutes ses promesses en raison de la bles­sure de l’Italien, contraint à l’abandon dans le quatrième set, la seconde a comblé toutes les attentes.

Grand favori de ce duel au sommet face à Novak Djokovic, Jannik Sinner a fait respecter son rang et son statut en s’im­po­sant après trois manches de toute beauté : 6–4, 7–5, 7–6(3), en 3h15 de jeu. 

Après avoir opté pour un plan tactique inef­fi­cace dans le premier set en multi­pliant les amor­ties, le Serbe, large­ment dominé malgré un score respec­table (6−4), déci­dait de faire ce qu’il a de mieux face à l’Italien : frapper le plus fort possible et tenter de riva­liser avec lui du fond du court.

Un choix pas forcé­ment payant pour sa survie dans le match mais excep­tionnel pour les admi­ra­teurs et fans que nous sommes tant les deux hommes se sont rendus coup pour coup tout en déve­lop­pant un niveau de jeu proche de la perfection. 

« Le tennis et le ping‐pong, c’est pareil. Sauf qu’au tennis, ils sont debout sur la table », disait le regretté Coluche. C’est exac­te­ment ce que nous ont proposé ces deux cham­pions, les deux pieds dans le court et refu­sant de céder de la distance, pour notre plus grand plaisir.

On insis­tera évidem­ment sur le 10e jeu du troi­sième set où Novak, déchaîné et déter­miné à prendre son set, se heur­tait à un véri­table mur autant tennis­tique que mental. Jannik Sinner, qui semble n’avoir fina­le­ment presque aucune faiblesse, finis­sait par l’emporter au terme d’un match somp­tueux et d’un ultime jeu décisif. 

La machine italienne retrou­vera donc Carlos Alcaraz ce dimanche pour une finale tant attendue entre les deux meilleurs joueurs de la planète, leur première dans un tournoi du Grand Chelem. Un match à ne rater sous aucun prétexte.

On n’ou­bliera pas de souli­gner le match malgré tout excep­tionnel de Novak Djokovic qui a riva­lisé pendant la majeure partie du match avec un joueur 15 ans plus jeune et au niveau de jeu stra­to­sphé­rique, presque unique dans l’his­toire de ce sport. Alors, merci messieurs et respect Nole ! 

A propos de l’auteur

Thomas S

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.