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Wawrinka : « Parler de légende me concernant, cela dépend où l’on place le curseur »

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Stan « The Man » Wawrinka est l’in­vité vedette du n°81 de notre maga­zine qui vient de sortir et dont l’in­té­gra­lité de l’en­tre­tien est dispo­nible ici.

Nous avons donc décidé de vous sélec­tionner une partie de l’in­ter­view réalisée en face lors du Masters 1000 de Monte‐Carlo.

Est‐ce que tu es à l’aise avec le fameux surnom « Stan The Man » ?
C’est effec­ti­ve­ment un surnom que j’aime bien. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons fait des t‑shirts, des hoodies. Tout cela a bien sûr commencé aux États‐Unis. C’est un surnom qui me convient bien. Je le trouve cool, il me ressemble.

Quand j’ai expliqué à ma rédac­tion que j’allais réaliser un entre­tien avec toi, on m’a répondu : « Chouette, c’est une légende, tu vas te régaler. » Mais toi, est‐ce que tu te consi­dères comme une légende ?
Pour l’instant, parler de légende est très préma­turé. D’abord, je suis encore sur le circuit et la plupart du temps, le titre de légende est attribué une fois que les cham­pions sont devenus des retraités de leur disci­pline. Je suis content que vous puis­siez évoquer ce statut, mais je n’y pense pas. Malgré tout, je suis très fier de la carrière que j’ai accom­plie. J’ai eu des résul­tats bien meilleurs que ce que j’espérais. Je suis conscient de ce que j’ai réalisé et je sais aussi à quel point cela a été diffi­cile, surtout dans cette période de l’histoire du tennis où le Big 4 était domi­na­teur. Donc pour l’instant, légende ou pas, ça dépend où l’on place le curseur. On pourra vrai­ment faire le point lorsque j’arrêterai ma carrière.

Une telle carrière, est‐ce une surprise pour toi ?
Ma carrière est avant tout le fruit de mon travail. Plus jeune, je ne me suis jamais mis comme objectif de gagner un Grand Chelem. Mon rêve était d’être un joueur profes­sionnel, de vivre de ma passion, de faire partie du Top 100. Toutefois, je ne me suis jamais mis de limites donc à force d’entraînements, d’une progres­sion étape par étape, j’ai réussi à construire un beau palmarès. Mais pour être tota­le­ment sincère, je n’aurais jamais osé rêver gagner autant.