Lors d’un long entretien accordé au Figaro, Yannick Noah, dernier Français vainqueur de Roland‐Garros en 1983, a dénoncé la pression « énorme » qui entoure Arthur Fils, qu’il juge disproportionnée.
« Je trouve que c’est vachement dur pour un gamin qui est en train de partir vers son rêve, de devoir supporter une espèce de poids d’une histoire. Un joueur qui est bon, c’est un mec qui est dans une légèreté. J’ai eu la chance de passer du temps avec Carlos Alcaraz (en tant que capitaine de l’équipe d’Europe, lors de la Laver Cup), avec lui il y a une espèce de sérénité. Il n’y a rien de lourd. Si tu gagnes, c’est bien, mais si tu ne gagnes pas, on est derrière toi. En France, c’est plutôt si tu ne gagnes pas, tu vas te prendre un truc. Tsonga et Monfils ont fait une sacrée carrière. Et pourtant cela n’a pas empêché certains de dire ‘Ouais mais Tsonga ceci’ ou ‘Ouais mais Monfils cela’ et les jeunes, ils le ressentent vraiment cela. C’est une espèce de sentiment désagréable. Quand tu vas jouer, faire ton sport, tu es prêt à crever pour gagner, mais, mais quoi ? »
Reste que Arthur Fils ne pourra pas porter ces espoirs cette année, le numéro 1 français ayant déclaré forfait il y a quelques jours.
Publié le mardi 26 mai 2026 à 12:22



