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Yannick Noah plaint Arthur Fils : « J’ai passé du temps avec Carlos Alcaraz et avec lui, il y a une espèce de séré­nité : si tu gagnes, c’est bien, mais si tu ne gagnes pas, on est derrière toi. En France, c’est différent »

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Lors d’un long entre­tien accordé au Figaro, Yannick Noah, dernier Français vain­queur de Roland‐Garros en 1983, a dénoncé la pres­sion « énorme » qui entoure Arthur Fils, qu’il juge disproportionnée.

« Je trouve que c’est vache­ment dur pour un gamin qui est en train de partir vers son rêve, de devoir supporter une espèce de poids d’une histoire. Un joueur qui est bon, c’est un mec qui est dans une légè­reté. J’ai eu la chance de passer du temps avec Carlos Alcaraz (en tant que capi­taine de l’équipe d’Europe, lors de la Laver Cup), avec lui il y a une espèce de séré­nité. Il n’y a rien de lourd. Si tu gagnes, c’est bien, mais si tu ne gagnes pas, on est derrière toi. En France, c’est plutôt si tu ne gagnes pas, tu vas te prendre un truc. Tsonga et Monfils ont fait une sacrée carrière. Et pour­tant cela n’a pas empêché certains de dire ‘Ouais mais Tsonga ceci’ ou ‘Ouais mais Monfils cela’ et les jeunes, ils le ressentent vrai­ment cela. C’est une espèce de senti­ment désa­gréable. Quand tu vas jouer, faire ton sport, tu es prêt à crever pour gagner, mais, mais quoi ? »

Reste que Arthur Fils ne pourra pas porter ces espoirs cette année, le numéro 1 fran­çais ayant déclaré forfait il y a quelques jours.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.