Dans un entretien donné à l’AFP et repris par L’Equipe, Gilbert Ysern, Directeur de Roland Garros, revient sur les futurs changements et l’extension du site du tournoi. Une évolution qui rencontre nombre d’opposants, mais qui, selon Ysern, est vitale pour le Grand Chelem parisien. A lire ici.
« Il n’y a pas d’alternative. Le tournoi va dans le mur dans sa forme actuelle. Bientôt les joueurs ne voudront plus venir parce qu’ils seront mieux traités ailleurs. […] Si on ne réalise pas ces travaux, on ne perdra pas forcément le label Grand Chelem mais plus personne ne viendra. Il y a trente ans, l’Australie était un Grand Chelem et les meilleurs joueurs n’y allaient pas pour autant. Ils sont choyés partout, sollicités partout, ils ont un traitement royal. Aujourd’hui, si un émir leur propose une fortune pour jouer une exhibition pendant Roland‐Garros, ils préfèreront Roland. Mais demain ? Il y a plein de joueurs sur le circuit qui viennent de pays jeunes et sans beaucoup tradition du tennis et pour qui Roland et sa légende ça ne veut rien dire. »
Publié le mercredi 22 mai 2013 à 16:02

