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« Zverev continue de dire que son père est le meilleur entraî­neur du monde et qu’il n’a besoin de personne d’autre. Il continue de blâmer le monde pour ses défaites. Il continue de ne pas faire d’au­to­cri­tique. Il continue de ne rien changer. Peut‐être que lors­qu’il s’en rendra compte, il sera déjà trop tard », prévient José Moron

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La prise de parole d’Alexander Zverev après sa défaite contre Novak Djokovic en quart de finale de Roland‐Garros ne convainc déci­dé­ment pas. José Moron, rédac­teur en chef de Punto De Break, n’a d’ailleurs pas caché sa décep­tion sur ses réseaux sociaux.

L’Espagnol estime que le compor­te­ment de l’Allemand ne l’ai­dera aucu­ne­ment à remporter un tournoi du Grand Chelem.

« Zverev a parlé aujourd’hui du ‘froid’ pour expli­quer pour­quoi son niveau a baissé face à Djokovic. Il y a deux semaines, parce qu’il a vomi 37 fois la nuit avant le match. Il y a quatre ans, c’était la façon dont Musetti jouait ‘défen­si­ve­ment’ contre lui. Il y a six minutes, la balle a rebondi et l’ar­bitre de chaise a déclaré qu’elle avait rebondi. Il y a huit ans, une autre histoire. Le problème est que Zverev préfère regarder à l’extérieur pour justi­fier un résultat insuf­fi­sant, plutôt que de regarder à l’intérieur. Dès son plus jeune âge en Allemagne, on lui a dit qu’il gagne­rait un Grand Chelem. À 28 ans, il n’a toujours pas compris que cela ne peut se faire qu’en décou­vrant ses lacunes et en les corri­geant. Il n’ar­rête pas de dire que son père est le meilleur entraî­neur du monde et qu’il n’a besoin de personne d’autre. Il continue de blâmer le monde pour ses défaites. Il ne s’au­to­cri­tique toujours pas. Il ne change rien. Peut‐être qu’au moment où il réali­sera tout, il sera déjà trop tard. »

A propos de l’auteur

Aubane Meunier

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.