Le tournoi olympique met un peu plus en lumières les difficultés rencontrées par les joueurs pour boucler certains de leurs matchs sur gazon. Après le deuxième tour épique entre Jo‐Wilfried Tsonga et Milos Raonic, bouclé 25–23 dans le dernier set, Roger Federer et Juan Martin Del Potro viennent d’en faire de même lors de leur demi‐finale en affolant à nouveau les compteurs dans un dernier set finalement conclu 19–17 pour le Suisse. Dans les tournois sur gazon, qu’ils se disputent en 2 ou 3 sets gagnants, les derniers sets donnent régulièrement la part belle à d’énormes bras de fer entre gros serveurs. La fatigue n’aidant pas, il devient alors difficile de breaker son adversaire, chaque joueur se reposant souvent sur son service. Le plus illustre exemple est bien évidemment le match le plus long de l’histoire entre John Isner et Nicolas Mahut à Wimbledon en 2010 lors duquel le dernier set avait dépassé les 8 heures de jeu et s’était finalement terminé sur un incroyable score de 70 à 68 pour l’Américain.
A WLT, nous tâchons de nous poser les bonnes questions. Si le fait d’utiliser les mêmes règles sur gazon que sur les autres surfaces rajoute évidemment du suspense et des matchs aux issues improbables, il fatigue aussi énormément les joueurs et donne des matchs à rallonge. C’est pourquoi nous vous interrogeons sur l’éventualité d’une exception dans la règle du dernier set avec la mise en place d’un tie‐break, comme dans les sets précédents.
Publié le vendredi 3 août 2012 à 20:12

