US Open
Nadal : "J’ai toujours la passion et l’amour du jeu"



Rafael Nadal ne pouvait pas mieux fêter son retour à la première place mondiale avant la quinzaine. L’Espagnol a remporté son troisième titre à l’US Open, synonyme de 16e titre du Grand Chelem. Un succès qui conclut une année 2017 absolument remarquable.

Rafa, cette victoire conclut un très bel été avec deux Grands Chelems et la première place mondiale. Qu’est-ce que cela signifie ?
J’ai réalisé deux semaines excellentes. Mon niveau de jeu et ma confiance ont augmenté pendant toute la compétition. Aujourd’hui j’ai ce trophée avec moi une nouvelle fois et cela veut dire beaucoup. C’est la meilleure manière de terminer la saison en Grand Chelem. Je suis très content de comment j’ai joué et géré la pression.

Vous avez été très calme pendant toute la finale…
Je n’étais pas calme mais nerveux (sourire). Le « body language » négatif n’est pas intelligent et agit contre vous. C’est quelque chose que j’ai travaillé toute ma vie afin qu’il m’aide car il ne dépend que de moi et pas de l’adversaire. En finale de Grand Chelem, vous êtes toujours nerveux, vous ratez des occasions de break, vous faites des fautes… Cela fait partie du jeu. Il faut l’accepter et je l’ai fait pendant tout le tournoi.

Vous n’avez pas sauvé de balle de break pendant la rencontre. Est-ce que cela vient de vous ou de votre adversaire ?
C’est toujours une combinaison des deux. J’ai très bien servi jusqu’aux deux derniers jeux où j’étais un peu plus nerveux. J’ai joué le match qu’il fallait. Je l’ai toujours obligé à jouer, à faire des longs rallyes pour le faire bouger. Le break à 3-3 au premier set sur sa faute en coup droit a changé la suite du match. Si on se retrouve à 5-5 ou sur un tie-break face à un tel adversaire, on peut être en danger.

Êtes-vous surpris de voir que Roger Federer et vous parvenez à remporter deux titres du Grand Chelem chacun ?
Au début de la saison, c’est difficile pour tous les joueurs. Il y a seulement quatre tournois du Grand Chelem et beaucoup peuvent y prétendre. L’année dernière, je n’étais pas très loin de gagner Roland Garros. Je ne dis pas quand sans ma blessure j’y serais parvenu, ce serait trop présomptueux, mais je me sentais proche d’y arriver car je jouais bien. La réelle catastrophe de l’année dernière, c’était mes blessures. Après Indian Wells, mon niveau de jeu était bon. C’était quelque chose de difficile à imaginer il y a huit ou neuf mois que nous gagnons deux titres du Grand Chelem. Nous y sommes arrivés. J’ai fait du bon travail, j’ai cru dans mon travail au quotidien. Je me suis levé tous les jours avec la passion du jeu et l’envie de progresser.

Pensez-vous dépasser le record de Roger Federer ?
Je ne pense pas à ça. Je fais mon chemin et on verra où je termine… Il en est à 19, moi 16, alors trois est une grosse différence. Je ne prête pas attention à ça. J’ai 31 ans, plus 25 ans, mais j’ai toujours la passion et l’amour du jeu. Je veux toujours être compétitif et ressentir ce stress. Le jour où ce n’est plus le cas, il sera temps de passer à autre chose.

Cette rivalité avec Federer est-elle aussi importante pour vous ?
Bien sûr, car c’est une rivalité importante dans le sport. Nous avons des styles différents, des caractères différents et nous jouons pour les plus grands trophées depuis plusieurs années. C’est une excellente promotion pour notre sport et nous avons toujours eu une très bonne relation.



De votre envoyé spécial à New York

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