Jo‐Wilfried Tsonga a remporté son premier tour de l’US Open avec fermeté, 6–3 6–1 7–6(2), face à Karol Beck. En conférence de presse, le Français se confie sur divers sujets : son match, ses ambitions dans le tournoi, la capacité d’un Français à gagner – un jour – un tournoi du Grand Chelem… et Patrick Rafter, un joueur qu’il adore.
Comment pensez‐vous avoir joué, aujourd’hui ?
Un bon tennis dans les deux premiers sets ! Mais, après, j’ai perdu un peu de ma concentration au début du troisième. Puis, je suis revenu à force d’efforts et j’ai fini par l’emporter. Ce n’était pas facile, aujourd’hui, il faisait très chaud. Je suis content d’avoir passé ce tour rapidement.
Qu’est-ce qu’il vous manque pour gagner un Grand Chelem, aujourd’hui, comparé au Big 3 ?
Je pense avoir encore beaucoup de choses à améliorer dans mon jeu. Mais, d’ailleurs, pas seulement dans mon jeu, également physiquement. Je dois être un peu plus rapide. Je dois me déplacer un peu mieux pour gagner contre ces gars. J’y travaille ! Ceci dit, ils restent des joueurs incroyables extrêmement difficiles à battre à en toutes circonstances. Chaque année, je suis meilleur. Je me sens de mieux en mieux sur le court. J’espère qu’un jour je pourrai casser la série de victoires de ces joueurs…
Quand on regarde les résultats, on se rend compte que vous avez été très proche d’eux… Un superbe match contre Novak à Roland Garros et d’autres rencontres du même type. Vous sentez que vous vous en rapprochez ?
Au fond de moi, j’ai surtout l’impression que c’est difficile, mais, vous savez, les battre, c’est toujours dans un coin de ma tête. Je joue au tennis pour gagner de gros tournois comme celui‐ci (l’US Open). J’en rêve depuis que je suis gosse. C’est ce qui me motive au quotidien. Alors je n’abandonnerai jamais et je travaillerai jusqu’à ce que je ne puisse plus travailler.
Avant Roland Garros, vous aviez déclaré qu’un Français ne pouvait pas gagner Roland Garros cette année. Pensez‐vous qu’un Français puisse remporter l’US Open en 2012 ?
Je ne sais pas. On verra ! (Rires) Je dirais que c’est un peu comme à Roland. Pour le moment, nous n’avons pas de Français qui a gagné de tournois comme l’US Open. Si j’avais à parier sur le succès d’un Tricolore… Je ne le ferais pas ! Mais nous travaillons à ça et j’espère qu’un jour, ça se concrétisera.
Si vous pouviez remonter dans l’histoire et jouer un match imaginaire contre un joueur – Yannick Noah, Björn Borg…–, lequel choisiriez‐vous ?
(Il réfléchit) Je dirais… Qui dirai‐je ? Je ne sais pas. Peut‐être Patrick Rafter, pour voir s’il est encore possible de jouer service‐volée sur le circuit… (Sourire)
Il était connu pour son humilité. C’est quelque chose que vous sentiez en le regardant jouer ?
Oui, je l’ai toujours adoré. J’adorais la manière dont il jouait. J’ai énormément de respect pour ce gars. D’ailleurs, je veux jouer comme lui de temps en temps, en service‐volée. Mais, sur le circuit, c’est très difficile de pratiquer ce type de tennis parce que les balles reviennent tellement vite que vous n’avez pas le temps d’arriver au filet. J’aimerais beaucoup jouer contre un joueur comme lui pour voir ce que ça donne.
Vous avez parlé de la chaleur, aujourd’hui. Vous êtes inquiet des conditions de jeu ? Du fait de disputer sept matches contre des joueurs excellents, dans le meilleur des cas ? De la manière dont vous allez tenir physiquement au fil des jours ?
Beaucoup, beaucoup… Aujourd’hui, c’était une bonne chose de finir ce match en trois sets. Mais, si je veux gagner le tournoi comme ça, avec mon classement, vous savez, je dois battre, peut‐être, Murray en quarts de finale, Federer en demi‐finale et Novak en finale… (Rires) Je dois jouer trois matches contre des joueurs incroyables. C’est déjà quelque chose de beau si vous gagnez un match contre l’un de ces trois. Deux, c’est dingue. Alors trois, pour le moment, c’est impossible… Mais j’y travaille !
Vous mentionnez Murray en quarts, Federer en demie et Djokovic en finale. Vous regardez le tableau ? La plupart des joueurs expliquent qu’ils prennent les matches les uns après les autres.
Oui, c’est peut‐être la première fois que je regarde le tableau. Mais, de toute façon, je dois y aller pas à pas, étape par étape. Je dois disputer mon prochain match pour pouvoir jouer les suivants. Donc je prends chaque match sérieusement. Voilà tout.
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Publié le mercredi 29 août 2012 à 11:54


