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PHM en quête d’exploit

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Paul‐Henri Mathieu défie Milos Raonic, 16e joueur mondial, pour une place au troi­sième tour de l’US Open ce soir. Le Français, vain­queur en cinq manches d’Igor Andreev lundi, ne partira évidem­ment pas favori. Mais il pour­rait bien créer l’ex­ploit. Voici pourquoi.

1 – Parce que Mathieu est un très bon relanceur

Paul‐Henri Mathieu n’a jamais affronté Milos Raonic. Il décou­vrira donc la qualité de service d’un joueur qui construit la plupart de ses succès grâce à son excel­lente première balle. Passé le temps d’adap­ta­tion, l’Alsacien sera certai­ne­ment en mesure de déco­cher ses grosses frappes en retour, l’une de ses marques de fabrique. Cela sera essen­tiel d’y parvenir car pour espérer battre Raonic, il faut avant tout réussir à le faire douter sur ses propres jeux de service. 

2 – Parce que Mathieu peut imposer sa cadence

Milos Raonic fait avant tout partie du Top 20 parce qu’il sert extrê­me­ment bien. Mais dans les autres compar­ti­ments du jeu, Mathieu n’a rien à envier au Canadien. Plus propre tech­ni­que­ment que son adver­saire du fond du court, le Français aura de quoi tenir l’échange, surtout s’il parvient à bloquer Raonic dans la diago­nale revers où il lui est large­ment supé­rieur. Si par contre le Canadien se met à multi­plier les déca­lages coups droits et à déco­cher en série ses missiles, la tâche deviendra beau­coup plus compli­quée pour Mathieu. L’idée sera d’obliger Raonic à se déplacer un maximum, domaine où il est encore très perfec­tible, et bien sûr à le bloquer côté revers.

3 – Parce que Santiago Giraldo à failli le faire

Au premier tour lundi, Milos Raonic s’est retrouvé mené deux manches à une par Santiago Giraldo, 46e joueur mondial. Le Colombien, qui possède un jeu simi­laire à celui du Français, n’est pas passé loin de l’ex­ploit. Il a prouvé que le Canadien n’était pas encore si solide que ça, surtout dans les grands évènements.

3 – Parce que John Isner, à Roland Garros

Souvenez‐vous il y a trois mois. Alors qu’il venait de lutter cinq sets durant au premier de Roland Garros face à Bjorn Phau, Paul‐Henri Mathieu s’ap­prê­tait à défier John Isner, grand serveur et réel outsider du tournoi. La plupart des spécia­listes s’at­ten­dait à une victoire facile de l’Américain. Mais « Paulo le combat­tant » avait sorti un très grand match, pour fina­le­ment s’im­poser, à la surprise géné­rale 18–16 au 5e set (6−7, 6–4, 6–4, 3–6, 18–16). Ce soir, le Français affronte égale­ment un grand serveur, consi­déré par beau­coup comme LA grosse cote de cet US Open. Et comme il y a 3 mois, peu nombreux sont les obser­va­teurs qui prédisent une victoire du Tricolore. Alors certes, PHM ne béné­fi­ciera pas du même soutien du public à New York qu’à Paris. Mais l’enjeu est parti­cu­liè­re­ment moti­vant pour l’Alsacien qui serait assuré de réin­té­grer le Top 100 en cas de quali­fi­ca­tion pour les seizièmes de finale. 

Alors Paulo, il n’y a plus qu’à !

La raquette de Paul‐Henri Mathieu, ici !

A propos de l’auteur

Pauline Dahlem

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.