Novak Djokovic n’a fait qu’une bouchée de Julien Benneteau au troisième tour de l’US Open (6−3 6–2 6–2). Le Serbe, qui n’a perdu que 14 jeux lors de ses trois premiers matches, va débuter la deuxième semaine dans une forme optimale. C’est ce qu’il explique en conférence de presse.
Julien Benneteau a dit tout à l’heure que votre niveau de jeu en fond de court était exceptionnel et qu’il avait l’impression que vous ne pouviez pas rater un coup. C’était votre sentiment aussi ?
Ca fait vraiment plaisir d’entendre ça de la part de son adversaire. Benneteau est un joueur de qualité qui a beaucoup de variété dans son jeu. Je savais qu’il fallait que je commence ce match très fort. Le fait de gagner le premier set m’a donné de la confiance, cela m’a permis de continuer à bien jouer. Mais c’est vrai que dès le début, j’ai senti que j’étais très à l’aise sur ma ligne de fond, que ce soit en attaque ou en défense. J’ai essayé de rester agressif et de l’empêcher de venir au filet parce qu’il joue très bien lorsqu’il est en contrôle des points.
Vous passez vos tours très facilement et pourtant, on ne parle pas beaucoup de vous. Murray et Federer ont plus d’attention médiatique alors que vous gagnez vos matches avec beaucoup d’aisance. Est‐ce que ça vous fait bizarre d’être un peu moins couvert médiatiquement ?
J’ai connu des périodes dans ma carrière où j’étais sous le feu des projecteurs et d’autres où c’était beaucoup plus calme. J’essaie vraiment de ne pas faire attention à tout cela. L’attention médiatique, ça va, ça vient. C’est normal, c’est le sport. La retraite annoncée d’Andy Roddick a beaucoup retenu l’attention des médias, tout le monde le suit avec attention, tout le monde veut savoir jusqu’où il ira. Vous savez, j’ai très bien joué à New York ces cinq dernières années. Ces 7–8 derniers jours, après la finale de Cincinnati, mon objectif était de récupérer, de recharger les batteries, de travailler quelques points particuliers dans mon jeu. Je voulais arriver ici en pleine forme. C’est ce que j’ai réussi à faire. Je me sens super bien sur le court et je fais tout pour que ça continue.
Andy Roddick va prendre sa retraite après ce tournoi. Il y avait eu un petit incident* ici entre vous deux il y a quelques années. Avez‐vous réussi à vous réconcilier ?
Oui, c’est vrai qu’il y avait eu cet incident. C’était en 2008. Il y avait eu quelques discussions un peu tendues et des incompréhensions. Pour nous deux, le contexte était très émotionnel. On se disputait une place en demi‐finale de l’US Open, un tournoi très important. Voilà, il s’est passé ce qu’il s’est passé. On apprend de ce genre d’expérience. Depuis, notre relation a été très bonne. Et même avant cela. C’était juste cette fois‐là que ça s’est mal passé. Ce sont des choses qui arrivent. Et puis vous savez, Andy était l’un des top joueurs les plus sympathiques avec moi lorsque je suis arrivé sur le circuit. Il a tout mon respect.
*En 2008, avant leur affrontement en quarts de finale, Andy Roddick avait ironisé sur les appels répétés du Serbe au kiné pendant ses matches : « Le dos ? La hanche ? Une crampe ? La grippe aviaire… L’anthrax … Le SRAS … Une simple toux et un rhume… Cela fait beaucoup. Il est, soit très prompt à appeler le kiné, soit le gars le plus courageux de tous les temps. » Forcément Djokovic l’avait mal pris et après avoir battu l’Américain en quarts de finale, le Serbe avait pris la parole, sous les huées de milliers de spectateurs du Stadium Arthur Ashe : « Je suis heureux d’avoir gagné contre Roddick dans son tournoi favori, devant son public. Il y a deux jours, il a dit que j’avais seize blessures et maintenant le public ne m’aime pas parce qu’il croit que je simule. Ce n’était pas bien de sa part. » En conférence de presse post‐match, l’Américain était revenu sur ses déclarations : « Ce que j’ai dit, c’était juste pour rire. Je ne pense pas avoir dépassé les limites, mais je suis désolé s’il l’a mal pris. […] Mais bon, quand tu fais des imitations et des blagues, alors il faut savoir encaisser de l’autre côté. »
Publié le dimanche 2 septembre 2012 à 22:42


