Adriano Panatta très ironique sur le forfait de Jannik Sinner : « Ce qui me fait rire, c’est que tous les joueurs disent : ‘J’ai écouté mon corps’. Si j’écou­tais le mien, je ne me lève­rais même pas le matin »

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Récemment invité de l’émis­sion Domenica Sportiva sur la Rai, Adriano Panatta a été invité à s’ex­primer sur le forfait de Jannik Sinner pour l’US Open. 

Et s’il a d’abord fait preuve d’hu­mour, la légende du tennis italien a ensuite livré une analyse plus sérieuse et assez inquiétante. 

« Je ne m’y atten­dais pas ; mani­fes­te­ment, il n’est pas encore au meilleur de sa forme et il a vécu de mauvaises expé­riences en jouant dans des condi­tions précaires. Ce qui me fait un peu rire, c’est que tous les joueurs de tennis disent : ‘J’ai écouté mon corps’. Si je l’écoutais, je ne me lève­rais même pas le matin. Derrière cette boutade se cache toute­fois une réflexion sérieuse. Le type de jeu pratiqué compte beau­coup. Nadal avait un jeu violent et plus explosif que Federer, qui était le dieu du tennis. Djokovic avait lui aussi un physique plus souple et des coups plus fluides, ce qui lui valait moins de bles­sures. Ici, en revanche, on parle d’un nombre excessif de bles­sures : outre Sinner et Alcaraz, il y a eu Rune, Berrettini, Musetti, Fritz, tous des joueurs classés parmi les dix premiers qui ont connu de graves bles­sures. Quelque chose ne fonc­tionne pas, je pense que c’est le type de jeu qui vous oblige à aller trop vite. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.