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Anderson : « Une sensation incroyable »

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A 31 ans, Kevin Anderson dispu­tera sa première finale de Grand Chelem après avoir écarté Pablo Carreno‐Busta (4–6, 7–5, 6–3, 6–4). En confé­rence de presse, le Sud‐Africain savou­rait ce moment unique.

Sur sa quali­fi­ca­tion pour la finale…

« C’est une sensa­tion incroyable d’être à cette place, en course pour un titre du Grand Chelem. J’ai travaillé très dur pour y arriver. Je dois me préparer très vite à cette finale qui sera un match très diffi­cile. J’étais un peu tendu au début du match. Mes coups ne faisaient pas aussi mal que ce que je souhai­tais. Plus le match avan­çait, et mieux je me sentais. Je contrô­lais mieux et je ne le lais­sais pas dicter le jeu. J’ai commencé à faire plus de retours. Je savais que ce serait un match diffi­cile, car Pablo réalise une très belle saison. Il est telle­ment régu­lier du fond du court. Je savais donc qu’il était impor­tant de maîtriser les échanges. »

Sur les problèmes liés à ses blessures…

« L’année dernière a été assez déli­cate pour moi. J’ai connu beau­coup d’arrêts et de reprises. C’était frus­trant. En fin d’année, ma hanche faisait des siennes et c’est certai­ne­ment la bles­sure la plus grave que j’ai eue. L’opération était envi­sagée, mais heureu­se­ment, je n’en ai pas eu besoin. Il s’agissait d’une déchi­rure du labrum. C’est une bles­sure déli­cate et j’ai beau­coup appris sur le sujet, alors n’hé­sitez pas à m’en parler (sourire) ! L’opération était l’ultime recours. J’ai rencontré d’excellents kinés qui m’ont permis de me soigner sans l’opération. Ce fut énor­mé­ment de travail, plusieurs heures par jour pendant près de deux mois… »

Sur le fait d’avoir eu un tableau ouvert…

« Vous avez, je ne regarde jamais très loin dans les tableaux. À chaque fois, je ne savais pas qui je jouais. Il y a juste le match contre Paolo (Lorenzi), je savais que le vain­queur affron­te­rait Sam (Querrey) ou Mischa (Zverev). J’ai entendu que beau­coup des meilleurs joueurs n’étaient pas présents. Dans mon esprit, je savais qu’il y avait une oppor­tu­nité. Mais pour être honnête, je ne me suis pas concentré sur ça. »

Plusieurs chiffres liés à sa qualification :

32… Il est le joueur le plus mal classé à se hisser en finale de Grand Chelem depuis Jo‐Wilfried Tsonga (38e) à l’Open d’Australie 2008. C’est égale­ment le joueur le plus mal classé de l’histoire de l’US Open depuis l’introduction du clas­se­ment en 1973.

1965… Kevin Anderson succède à Cliff Drysdale, dernier joueur sud‐africain à avoir atteint la finale du Grand Chelem new‐yorkais en 1965 (défaite contre Manolo Santana).

1984… Kevin Anderson est le premier joueur sud‐africain à se quali­fier pour une finale de Majeur depuis Kevin Curren à l’Open d’Australie 1984.

2m03… Jamais un joueur aussi grand n’avait été en finale d’un tournoi du Grand Chelem.

De votre envoyé spécial à New York