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Andy Roddick sur la poignée de main entre Djokovic et Navone : « Nous avons tous connu des moments où l’on nous voit sous notre pire jour, mais j’ai trouvé Novak très classe dans la défaite »

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Comme à Cincinnati, où il avait révélé « traîner un problème de santé depuis plusieurs années », Novak Djokovic a une nouvelle fois énor­mé­ment souf­fert physi­que­ment au premier tour de l’US Open. 

Pris de vomis­se­ments, de vertiges et de douleurs à diffé­rentes parties du corps, l’homme aux 24 titres du Grand Chelem a fini par s’incliner après 4h40 de jeu contre l’Argentin Mariano Navone (49e mondial) : 7–6(5), 5–7, 4–6, 6–2, 6–1.

Dans le dernier épisode de son podcast, dont les propos sont relayés par The Tennis Gazette, l’an­cien numéro 1 mondial Andy Roddick a néan­moins souli­gner la classe de Nole envers son adver­saire et envers le public. 

« Djokovic a su saisir ce moment pour Navone. Il souf­frait. Il a pris le temps de discuter avec lui, l’a regardé dans les yeux et lui a souri lors de la poignée de main. J’ai trouvé ça formi­dable. Novak est doué pour ça. Lors de la poignée de main avec ses adver­saires, surtout depuis qu’il a pris de l’âge et qu’il comprend qu’il est une figure emblé­ma­tique pour ces joueurs, il agit vrai­ment très bien. Novak s’est aussi arrêté pour signer des auto­graphes en sortant ce soir. Alors qu’il quit­tait le court, il s’est arrêté. Après quatre heures et 36 minutes, son corps était à bout. Je suis sûr qu’il a mille et une pensées qui lui traversent l’esprit : ‘Et si… ?’, ‘Et main­te­nant ?’, ‘Est‐ce que c’est fini ?’ Il s’est montré classe dans la défaite. Nous avons tous connu des moments où l’on nous voit sous notre pire jour, mais j’ai trouvé qu’il avait eu beau­coup de très bons moments après le match. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.