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Carlos Alcaraz tape du poing sur la table : « S’ils ne font rien pour y remé­dier, nous verrons encore plus de cas à l’avenir. Je vais person­nel­le­ment m’accorder quelques pauses et manquer certains tournois »

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De retour de sa bles­sure au poignet à l’US Open, après quatre mois et demi d’ab­sence, Carlos Alcaraz rassure. 

Tombeur du Russe Roman Safiullin (99e mondial) en trois manches au premier tour, l’Espagnol a lâché une manche en route au deuxième tour contre le Portugais Jaime Faria (72e) avant de prendre le dessus : 4–6, 6–0, 6–3, 6–2, en 2h41 de jeu. 

Dans des propos relayés par Punto de Break après sa victoire, le septuple lauréat en Grand Chelem en a profité pour faire passer un message aux instances au sujet du calen­drier et des blessures. 

« J’ai eu une pause plus longue que je ne le souhai­tais, pour être honnête. Mais vu à quel point le calen­drier est serré, je ne voulais évidem­ment pas faire cette pause à cause d’une bles­sure. Cependant, à l’avenir, je vais prendre quelques pauses, des pauses un peu plus longues. Peut‐être pas quatre mois, mais bien un ou deux mois, en manquant certains tour­nois, car il est impos­sible de tous les disputer. Je pense qu’ils ajoutent de plus en plus de tour­nois impor­tants. D’une certaine manière, on nous oblige à jouer. On peut dire que non, qu’on peut n’en garder qu’un ou deux, qu’on peut décider de son calen­drier, mais il y a certains Masters 1 000, certains tour­nois du Grand Chelem, et si on doit disputer tous les tour­nois obli­ga­toires que l’ATP nous impose, on passe environ 40 semaines en compé­ti­tion. C’est impos­sible, et on voit beau­coup de joueurs se blesser, beau­coup de joueurs s’épuiser. S’ils ne font rien pour y remé­dier, nous verrons encore plus de bles­sures à l’avenir. Mais pour moi, faire cette pause à cause d’une bles­sure n’a pas été une bonne chose ; mais ce que je veux dire, c’est qu’à l’avenir, je vais m’accorder quelques pauses et je manquerai certains tour­nois, c’est certain. »

A noter que pour une place en huitièmes de finale, Carlos Alcaraz affron­tera le Chinois Yibing Wu (113e mondial). 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.