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Ce qu’il faut retenir de l’US Open ! (1÷3)

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L’US Open c’est fini ! Et une fois de plus le Grand Chelem améri­cain a livré son lot de surprises et d’émo­tions. Entre fête et tension, les courts de Flushing Meadows ont vibré tout au long de la quin­zaine. Les joueurs ont encore montré toute l’étendue de leur talent et parfois de leur humour durant cette grande messe du tennis mondial. Il est donc l’heure de faire le point sur ce qui aura marqué cette 133ème édition du tournoi new‐yorkais. Le meilleur d’une compé­ti­tion gran­diose, avec ses joies et ses surprises !

1 Crazy samedi ! 
Le sol du Stadium Arthur Ashe a vibré. Nous sommes le 6 septembre et on assiste à ce qui restera comme le plus crazy des « Crazy Saturday ». Les demi‐finales opposent Novak Djokovic à Kei Nishikori et Roger Federer à Marin Cilic. On murmure dans les allées de Flushing Meadows que la revanche de Wimbledon entre Djokovic et Federer sera le point d’orgue de la quin­zaine. Le public en salive déjà. Mais comme on a pu le constater bien souvent, le sport n’ap­précie pas la logique. À 21h30, devant un public stupé­fait, Kei Nishikori accède à sa première finale de Grand Chelem en élimi­nant Novak Djokovic. C’est la sensa­tion de la journée ! Le Japonais a parfai­te­ment maitrisé la rencontre et sort le Serbe qui restait sur quatre finales d’US Open à la suite. Pourtant très bon tout au long du tournoi, Nole se fait surprendre par le Nippon. Le dernier rival est tombé, et la voie se dégage pour Federer qui devrait écarter sans trop de problèmes Cilic en demies. Enfin sur le papier. Il est 00h17, heure Française, Roger Federer est éliminé, balayé en trois sets par un Marin Cilic intou­chable. La foudre s’abat à nouveau sur le Arthur Ashe, tout le monde reste sonné. Nishikori et Cilic dispu­te­ront bel bien la finale de l’US Open. 

2 La guerre des coachs
L’autre sensa­tion de ces demi‐finales, c’est bien la présence de quatre coachs de légende ! Boris Becker (Djokovic), Goran Ivanisevic (Cilic), Stefan Edberg (Federer) et Michael Chang (Nishikori). On assiste au final à un vrai tournoi paral­lèle entre toutes ces vieilles gloires, qui bien souvent se sont déjà affron­tées lors de leurs carrières de joueurs. En demies, Becker va donc affronter Michael Chang et Stefan Edberg affron­tera Ivanisevic. Alors chaque entraî­neur à sa méthode pour motiver son poulain. Pour Chang, il s’agit avant tout de rassurer : « Je pense qu’il n’était pas forcé­ment très sûr de lui au début, mais il avait eu trois bons matchs pour démarrer le tournoi. Je lui ai dit, avant que le tournoi ne commence : sois fort et surmonte tes premiers tours, et tout pourra arriver. » Ivanisevic, lui, croit telle­ment en son joueur que ça finit surement par influer sur son protégé : « Il est un trop bon joueur pour ne pas pouvoir battre les meilleurs. Il n’est pas blessé ; il est en bon état de forme et il est très fort menta­le­ment. Sa confiance est revenue et il est trop fort pour ne pas être dans le Top 10. Il sert mieux et bouge mieux main­te­nant. Je pense qu’il peut être encore plus agressif. Il doit se mettre cela en tête, il doit croire en chaque coup qu’il joue. Et lors­qu’il a confiance en lui à 100%, il peut réaliser de très grandes choses. » C’est d’ailleurs ces deux coachs qui l’emporteront ! Le Croate sortira même grand vain­queur de ce duel à distance.

3 Peng s’écroule sur le Arthur Ashe
Shuai Peng a surement réalisé l’un des plus beaux tour­nois de sa carrière. La Chinoise qui se trouve bien souvent dans l’ombre d’une Na Li absente à Flushing Meadows, brille et dispute sa première demi‐finale en Grand Chelem. Un défi immense pour cette joueuse de 28 ans. Elle devra faire face à Caroline Wozniacki pour espérer décro­cher son ticket pour la finale. Peng est toute­fois très à l’aise et pose de gros problèmes à une Wozniacki qui doit s’ar­ra­cher pour remporter la première manche. Mais dans la seconde, Peng ne tient plus debout et s’écroule sur le court Arthur Ashe. Terrassée par la chaleur, la Chinoise lutte et décide de revenir pour un baroud d’hon­neur qui ne fut qu’une illu­sion. La joueuse est arrivée au bout de ses limites et semble éprouver une douleur inte­nable qui l’empêche de se tenir debout. C’est donc sur chaise roulante que la joueuse doit quitter le terrain, et laisser s’en­voler ses illu­sions. Mais la douleur de Peng est bien plus que physique, c’est l’âme qui fut blessée à ce moment précis. Un rêve qui s’anéantit, et un senti­ment de frus­tra­tion immense. 

4 Les ramas­seurs de balles font le show !
Vous les avez surement remar­qués durant ces 15 jours de compé­ti­tion. Ce sont des jeunes qui courent d’un bout à l’autre du terrain, assou­vis­sant les désirs des joueurs entre balles, serviettes et bois­sons. Ils sont une véri­table petite armée, qui oeuvre dans l’ombre des stars qu’ils servent tout au long du tournoi. Un travail exigeant qui néces­site une concen­tra­tion et un sérieux de chaque instant. Les ramas­seurs de balles, c’est un peu l’huile qui fait que la machine fonc­tionne. Sans eux tout s’ar­rête. Il était donc impor­tant de leur rendre hommage. De plus, il leur arrive parfois de faire parler d’eux. Entre réflexes surpre­nants et balles en pleine tête, certains ont brillé et d’autres ont eu mal. Une douleur vite soulagée par un bisou de Gilles Simon, qui venait d’ex­pé­dier une balle de service dans la figure d’une pauvre ramas­seuse. Malgré ce travail à risque, ces petites « fourmis du tennis » ont aussi droit à leur part du succès. Sans eux, l’US Open ne pour­rait pas fonc­tionner et on les en remercie. 



Le livre « Roger, mon amour » est encore dispo­nible. Sa vie, son oeuvre, son mythe : le livre de tennis consacré à Roger Federer, à ne surtout pas manquer !

A propos de l’auteur

Maxime Girard

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.