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Ce qu’il faut retenir de l’US Open ! (3÷3)

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L’US Open c’est fini ! Et une fois de plus le Grand Chelem améri­cain a livré son lot de surprises et d’émo­tions. Entre fête et tension, les courts de Flushing Meadows ont vibré tout au long de la quin­zaine. Les joueurs ont encore montré toute l’étendue de leur talent et parfois de leur humour durant cette grande messe du tennis mondial. Il est donc l’heure de faire le point sur ce qui aura marqué cette 133ème édition du tournoi new‐yorkais. Les moments forts d’une compé­ti­tion gran­diose, avec ses joies, ses décep­tions, ses tris­tesses et ses surprises !

Le retour de Wozniacki
« Après Roland Garros, je suis partie à Miami. J’ai passé des moments très agréables en compa­gnie de Serena. Quand je suis revenue, je me suis sentie prête pour un nouveau départ. J’ai commencé à m’en­traîner pour Wimbledon et je jouais bien. J’ai réalisé qu’il fallait prendre la vie comme elle venait. C’est alors que j’ai repris ma vie en main. » Caroline Wozniacki était enfin prête. Après plusieurs années avec la tête loin des courts, sa sépa­ra­tion d’avec Rory Mcllroy a semblé libérer la Danoise. Ce poids en moins, la joueuse a réalisé un parcours magni­fique retrou­vant la finale du tournoi, cinq ans après la dernière. Malgré sa défaite en finale face à Serena Williams, Wozniacki a marqué son grand retour sur le devant de la scène en écar­tant notam­ment Maria Sharapova. La joueuse de 24 ans a aussi retrouvé toute sa frai­cheur et voilà qui fait plaisir. 

Les Américains à la peine

Les années se suivent et se ressemblent à Flushing Meadows. Malgré le titre de Serena Williams, les Etats‐Unis pleurent leurs cham­pions mascu­lins. Depuis Andy Roddick, aucun Américain n’ar­rive à briller dans les tour­nois du Grand Chelem, et encore moins à l’US Open. James Blake, John Isner ou Sam Querrey ont parfois fait frémir l’Oncle Sam ces dernières années, mais tout un peuple attend une vraie relève à Flushing Meadows. Et ce ne fut pas pour cette année. Aucun n’aura vu la deuxième semaine. Un nouvel échec, notam­ment pour Isner qui a chuté dès le troi­sième tour face à Philipp Kohlschreiber. L’étendard est en berne et le tennis US déci­dé­ment en panne de cham­pions alors qu’il en était l’un des prin­ci­paux pour­voyeurs du circuit dans les années 90. Le pres­tige s’est éteint et Serena ne fait que sauver les illusions. 

Cilic en héros !

Marin Cilic a fait vibrer tout un peuple. En rempor­tant son premier titre en Grand Chelem à l’US Open, il offre à la Croatie une expo­si­tion mondiale et apporte un peu de fierté à tout une popu­la­tion. Comme pour un match de foot, la ville natale de Cilic s’est embrasée et a fait la fête jusqu’au bout de la nuit. Il est vrai que la perfor­mance du Croate n’est pas anodine. Il succède à son coach Goran Ivanisevic qui avait remporté Wimbledon en 2001. Le sport croate, peu habitué à faire les gros titres, fait la Une de tous les jour­naux. Cilic est entré dans l’his­toire et devient l’idole d’une nation. 

Ses majestés Federer et Jordan

Il n’y a pas que le tennis à l’US Open. En paral­lèle de son tournoi, Roger Federer a fait parler de lui hors des courts de Flushing Meadows. Sa Majesté Roger a en effet beau­coup été vu avec Sa Majesté Michael Jordan. Deux légendes du sport pour une asso­cia­tion entre le basket et le tennis. Le résultat ? Une chaus­sure de tennis signée Nike et Air Jordan. C’est donc l’oc­ca­sion d’un vaste plan de commu­ni­ca­tion, avec photos et décla­ra­tions d’amour entre les deux stars : « Pour moi, c’est vrai­ment un rêve d’enfant de rencon­trer Michael Jordan. J’ai beau­coup suivi sa carrière quand j’étais petit, comme c’était le cas avec Edberg et Becker. Le rencon­trer, c’est quand même assez fou pour moi. Je sais que, d’habitude, il fait rare­ment ça. Et j’ai ressenti de la pres­sion parce qu’il était là. » Mais l’im­por­tant est là, le buzz est au rendez‐vous. Durant tout le tournoi, on verra l’an­cien joueur des Bulls de Chicago dans les tribunes de Flushing afin d’ad­mirer les perfor­mances de son ami suisse. Une réunion au sommet qui, à sa manière, aura aussi marqué cet US Open.

Le livre « Roger, mon amour » est encore dispo­nible. Sa vie, son oeuvre, son mythe : le livre de tennis consacré à Roger Federer, à ne surtout pas manquer !

A propos de l’auteur

Maxime Girard

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.