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Cervara, désor­mais ex‐coach de Medvedev : « Si j’avais été son adver­saire, quand on sent que ça allait prendre des propor­tions terribles, j’au­rais dit à Daniil : ‘C’est bon, je fais une deuxième balle, t’in­quiète pas’ »

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Séparé de Daniil Medvedev après huit ans de colla­bo­ra­tion, l’en­traî­neur fran­çais a accordé une inter­view à L’Equipe dans laquelle il revient notam­ment sur son dernier match avec le Russe, auteur d’un compor­te­ment limite face à Benjamin Bonzi au premier tour de l’US Open. Extrait : 

« Daniil est têtu, ce qui est une force et une faiblesse dans certaines situa­tions. Il a mani­festé le fait qu’il n’était pas d’ac­cord avec l’ar­bitre et il a le droit. Il met de l’huile sur le feu, ce qui peut lui être reproché. Mais le public s’en mêle et il continue parce qu’il pense que c’est béné­fique pour désta­bi­liser l’en­semble du match, et pas l’ad­ver­saire. Comme tout compé­ti­teur, il sent qu’il y a une brèche et il s’y engouffre… Si j’avais été son adver­saire (Bonzi), quand on sent que ça allait prendre des propor­tions terribles, j’au­rais dit à Daniil : « C’est bon, je fais une deuxième balle, t’in­quiète pas ». Pour couper l’herbe sous le pied à Daniil et éteindre l’in­cendie tout de suite. Benjamin avait gagné le match. Il mettait trois fois la balle dans le court, c’était plié. Daniil renverse la situa­tion, le fait partir en vrille, le détourne de tout ce qui le perturbe en ce moment. Il rejoue au tennis, il n’est plus para­sité par ces « trucs », mais il est confronté à nouveau au cinquième set à ce qui lui a mis des bâtons dans les roues toute la saison quand il est en passe de gagner. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.