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Chardy : « Je fais les bons choix »

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Jérémy Chardy est venu conclure une magni­fique journée pour le tennis trico­lore avec les quali­fi­ca­tions de Benoit Paire, Jo‐Wilfried Tsonga et Kristina Mladenovic. Le Palois a tenu à souli­gner ses progrès dans son jeu notam­ment au niveau de ses choix. Le Frenchie arri­vera en pleine confiance pour défier Marin Cilic, tenant du titre…

Jérémy, vous avez livré un très bon match pour une victoire solide…

« J’ai fait un très bon match en restant concentré du début à la fin. C’était un match complet, excepté la fin du deuxième et le début du troi­sième. Je me sens très bien que ce soit physi­que­ment et tennis­ti­que­ment. C’est la première fois que je le jouais en me disant : je vais attendre la bonne balle, que j’étais prêt au combat physique. J’ai fait les bons choix, je ne me suis pas précipité. »

Tout vous a réussi aujourd’hui (lire ce vendredi) ?

« J’ai bien varié avec mon coup droit, les angles. J’ai joué court croisé des deux côtés pour m’ouvrir le court. J’ai utilisé mon coup droit haut qui gicle pour qu’il ne puisse pas s’appuyer sur la balle. En revers, j’ai aussi très bien slicé. Je suis très content de mon match, mais le tournoi n’est pas fini. Je vais me concen­trer pour le prochain. »

Vous venez d’atteindre les huitièmes de finale dans tous les Grands Chelems…

« En arri­vant à New York, mon entraî­neur (Magnus Tideman) m’avait dit que c’était le seul qui me manquait. J’y suis, mais j’ai envie d’aller plus loin. Je n’ai pas perdu d’énergie depuis le début. Je vais pouvoir aborder le huitième en étant frais. »

Etes‐vous un joueur plus mature par rapport à vos précé­dents huitièmes de finale mais aussi le quart à Melbourne (2013) ?

« Que ce soit Roland‐Garros (cette saison) et ici, je joue un très bon tennis. Je fais les bons choix, je joue juste. C’est ça la plus grosse diffé­rence. Mon jeu reste basé sur la prise de risques, mais j’attends plus les bonnes balles. Je joue plus intel­li­gem­ment. Et comme je suis mieux physi­que­ment, je suis moins pressé et les choix sont meilleurs. »

Votre prochain adver­saire, Marin Cilic, tenant du titre…

« Je le connais très bien. Pour passer, je vais devoir faire un gros match. Je vais faire des petites adap­ta­tions par rapport à son jeu. Je vais rester dans ma bulle. Je pense encore une fois que je peux gagner le match. »

Ça va cogner au service…

« C’est son arme prin­ci­pale. Il joue très bien des deux côtés, il n’a pas vrai­ment de point faible. Il a fait cinq sets aujourd’hui (contre Mikhail Kukushkin), il a peut‐être perdu de l’énergie. En tout cas, moi j’en ai (sourire) ! »

Est‐ce que vous le classez dans les caté­go­ries des gros serveurs comme Isner ou Karlovic ?

« C’est diffé­rent car il est quand même beau­coup plus fort du fond du court. C’est diffi­cile de comparer par rapports aux gros serveurs. Le match sera tota­le­ment diffé­rent. »

Vous êtes plus dans la tactique qu’auparavant. Est‐ce l’apport de votre coach ?

« Depuis que l’on a débuté ensemble, il me fait beau­coup travailler le coup juste, les bonnes zones. Il m’apprend beau­coup, même en défense sur les meilleures zones. On essaie de les mettre en place petit à petit. Il y a encore des progrès à faire, mais on avance. »

Ça signifie qu’auparavant vous étiez un peu « fou fou » ?

« Je prenais des risques tout le temps. Dès que j’avais l’occasion, je tentais des coups gagnants dans des mauvaises positions. »

De votre envoyé spécial à New York

A propos de l’auteur

Loïc Revol

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.