AccueilUS OpenDjokovic : "Demain, un autre jour"

Djokovic : « Demain, un autre jour »

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Novak Djokovic a été renversé, cette nuit, à New York. Le Serbe, numéro un mondial, s’est battu, mais a fini par céder face à Rafael Nadal, 6–2 3–6 6–4 6–1. Conférence de presse où les mots « décep­tion » et « occa­sions manquées » priment avant tout. Mais une défaite reste un simple match de tennis et Nole sait qu’il lui en reste beau­coup à jouer.

Je ne me rappelle pas avoir vu un joueur jouer comme vous l’avez fait dans le troi­sième set… mais perdre la manche. Cela a été un moment difficile ?

Oui, cela a été déce­vant de perdre ce troi­sième set, d’au­tant que, dans les quatre ou cinq premiers jeux de cette manche, j’étais celui qui dictait l’échange. Mais c’est de ma faute. J’ai commis quelques fautes directes dans les moments impor­tants, j’ai lâché mon service deux fois alors que je n’au­rais pas dû. Et voilà… Tout à coup, vous êtes mené deux sets à un. Ensuite, il a commencé à bien, bien mieux jouer. Et, moi, je n’ai pas pu m’en remettre.

A quel point cette défaite est‐elle décevante ?

Elle l’est. C’est une finale de l’US Open, une finale de Grand Chelem. Au final, je dois être satis­fait du match, même si j’au­rais adoré le gagner. Mais c’est évident qu’il a joué un meilleur tennis que moi dans les moments impor­tants. C’est pour ça qu’il mérite de gagner. Je le féli­cite. Et j’avance.

Ces trois balles de break que vous vous procurez, à 4–4 dans le troi­sième set, comme les avez‐vous vécues ?

C’est le moment où la dyna­mique a changé de camp. On est à 0–40, à 4–4, dans le troi­sième set… Il a alors commencé à jouer un très bon tennis. Il a très bien servi sur quelques points. Je n’ai pas eu l’im­pres­sion de faire quoi que ce soit de mauvais lors de ces balles de break. Lui, il n’a pas fait d’er­reur. Il a bien servi, il est monté au filet. Tout le mérite lui revient. J’ai eu mon moment fort à partir du milieu du deuxième set, jusqu’à la fin du troi­sième, où j’étais supposé utiliser et concré­tiser les oppor­tu­nités qui se sont présen­tées à moi. Je ne l’ai pas fait. Je n’ai pas mérité de gagner. 

Vous avez eu l’oc­ca­sion, malgré la défaite, d’ap­pré­cier le niveau de tennis que vous avez pratiqué ?

Evidemment, j’ap­précie cette occa­sion que j’ai eue de jouer contre Nadal en finale de l’un des meilleurs tour­nois du monde, de l’une des plus impor­tantes épreuves. J’en suis conscient. Mais, forcé­ment, je suis juste déçu d’avoir perdu. C’est le sport. Demain est un autre jour.

Qu’est‐ce que vous pensez de ce qu’a réalisé Rafa jusqu’à présent ?

13 titres du Grand Chelem pour un gars qui n’est âgé que de 27 ans, c’est incroyable. Tout ce qu’il a accompli jusqu’ici dans sa carrière, on ne peut que le respecter, il n’y a aucun doute. Comme je l’ai déjà dit, il est certai­ne­ment l’un des meilleurs joueurs de tennis ayant pratiqué ce sport. Ses victoires, son âge… Et il a encore de nombreuses années devant lui.

Quel bilan dressez‐vous de votre saison, en Grand Chelem

J’aurais aimé gagné un titre de plus, consi­dé­rant que j’ai perdu deux finales de Grand Chelem. Ces matches que j’ai perdus, cette demi‐finale à Roland Garros égale­ment… Enfin, dans l’en­semble, cela a été à nouveau une année très proli­fique en Grand Chelem pour moi. C’est ce que j’es­saie de garder à l’es­prit, lorsque je me prépare pour les plus grands tour­nois. C’est en Grand Chelem que je veux jouer mon meilleur tennis. J’aurais aimé remporter un autre titre majeur cette année. Mais c’est comme ça.