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Djokovic : « La chaleur est la même pour tou »

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En confé­rence de presse, Novak Djokovic est revenu sur les circons­tances compli­quées de sa victoire en cinq sets contre Viktor Troicki, et notam­ment la chaleur, qui n’est pas une excuse selon lui.

La chaleur : Il faisait très chaud, mais c’est la même pour tous, c’est tout ce que je peux dire, on ne peut rien faire contre le problème de la chaleur. Il faut être patient et espérer les zones d’ombre, comme je l’ai fait. J’ai déjà traversé ce genre de moments, des matches longs dans des condi­tions diffi­ciles, jusqu’à l’épui­se­ment. Tu te mets à pani­quer quand tu ne te sens pas bien physi­que­ment, et ton adver­saire en profite, ce n’est pas évident. C’est un défi que tout athlète ambi­tieux doit relever, j’ai surmonté ça, c’est le plus important.

La clé du match : Au milieu du quatrième set, j’ai commencé à lire son service un peu mieux. Quand j’ai breaké, ça m’a donné plus confiance, et ensuite j’ai eu des occa­sions sur toutes ses mises en jeu, je ne me suis pas agacé quand il faisait un service gagnant, et il valait mieux car il a très bien servi, je ne l’avais jamais vu aussi perfor­mant dans ce domaine, beau­coup d’aces et de points gratuits pour lui. Je me suis dit « accroche‐toi, des occa­sions vont se présenter, il va finir par se fati­guer ». Et j’ai pris ma chance.

L’amitié avec Troicki : On se connait depuis très long­temps, on a grandi ensemble et joué en juniors au même moment, on s’en­traîne régu­liè­re­ment ensemble. Je crois que la première fois qu’on s’est rencon­trés, on avait 9–10, je l’ai affronté pour mon tout premier tournoi, il m’avait laminé ! On en reparle souvent. Nous sommes très bons amis depuis long­temps, on a gagné pas mal de choses ensembles, des matches de Coupe Davis, la Coupe d’Europe des Nations en moins de 18, on a beau­coup de bons souve­nirs en commun, et ce n’est jamais facile d’af­fronter un bon ami, il n’a pas eu de chance aujourd’hui, il a très bien joué ces derniers temps, il a été meilleur que moi pendant une bonne partie de la rencontre, c’est dommage pour lui.

Le « tweener » de Federer : Je ne l’ai pas vu, par contre l’an dernier je ne l’ai pas loupé, donc je ne voulais pas revivre ce trau­ma­tisme. D’ailleurs Viktor a tenté un coup simi­laire dans notre match, je me suis dit « pitié, rate ce coup, je ne veux pas être à nouveau dans l’embarras » !

A propos de l’auteur

Vincent Esse

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.