Roger Federer s’est qualifié hier soir pour le deuxième tour de l’US Open en venant à bout de Grega Zemlja en trois sets (6−3 6–2 7–5). Le Suisse a livré une partition complète et très réussie, notamment sur son service (85% de points remportés sur sa première balle) et au filet (20 points gagnés sur 21 montées). En conférence de presse, le Suisse a évoqué son match et cette agressivité payante. Il est également revenu sur le report de son match prévu lundi soir en night session au lendemain après‐midi. Il a ensuite pu donner son avis sur la retraite de James Blake dont il a été la principale bête noire sur le circuit (10v/1d pour Roger). Ce qui l’a naturellement emmené sur l’authenticité de sa passion actuelle pour le tennis. Extraits.
Vous avez fait un très bon match en allant à l’intérieur du court. Était‐ce votre plan de jeu avant le match ?
« Eh bien, j’ai rapidement vu qu’il frappait la balle fort et à plat dans le court. Je voulais simplement essayer de sortir mes coups et ne pas jouer en reculant, parce qu’il pouvait vraiment accélérer le jeu. J’ai également décidé de jouer de manière agressive. En faisant cela, il n’y a pas eu beaucoup de longs échanges. C’était plus un concours de service. C’est vrai, il n’y avait pas beaucoup de rythme, mais je suis content de la façon dont j’ai joué. C’est un premier tour après tout. Et il y avait un peu de vent ; j’aurais dû jouer la nuit alors que j’ai joué le jour. Globalement, je suis content d’être au tour suivant. »
Vous vous êtes entrainé juste après le match. Pourquoi ?
« Juste pour le rythme. J’ai difficilement eu des longs échanges aujourd’hui. J’ai donc décidé de retourner sur les courts d’entrainement pour travailler un peu plus. »
Avez‐vous été dérouté par le changement de programmation ?
« Ça n’a pas vraiment d’importance. J’aurais seulement aimé m’entrainer plus hier (lundi, jour initial de son match, ndlr). Mais je ne crois pas que ça va faire une grande différence, vous savez. Les organisateurs ont annulé mon match assez rapidement la nuit dernière. Il était 23h30 quand je suis rentré à l’hôtel. Nerveusement, ce n’était pas très usant d’attendre, le match n’avait même pas commencé. De ce point de vue, je n’ai pas perdu beaucoup d’énergie. »
Avec l’annonce de la retraite de James Blake après cet US Open, que pensez‐vous qu’il ait apporté à ce sport ?
« J’étais heureux en entendant cette annonce, parce que j’ai vraiment adoré jouer contre James. Je pense que c’est toujours agréable quand vous pouvez vous retirer quand vous le voulez. Il aurait pu jouer encore quelques années. Il savait cela. Je pense qu’il s’est peut‐être dit : ‘c’est bon pour moi, j’ai accompli tout ce que je voulais faire, je veux décider de m’en aller’. C’est à New York qu’il le fait, ce qui prend tout son sens pour lui. J’ai eu quelques très bons matches face à lui. Peut‐être les plus gros matches de sa carrière, excepté le match qu’il a joué ici face à Agassi (en quarts de finale en 2005, ndlr). J’ai eu des gros matches avec lui… à Cincinnati (en finale en 2007, ndlr), à Shanghai (en finale du Masters en 2006*, ndlr). Également aux Jeux Olympiques où il m’a battu (en quarts à Pékin en 2008, ndlr). On avait l’habitude de s’entrainer et de passer de bons moments ensemble sur le circuit. Donc il va me manquer, mais il va probablement rester dans le monde du tennis. Je pense que c’est toujours regrettable quand quelqu’un arrête complètement le tennis et que vous ne le revoyez plus. Pour James, j’espère qu’il va en rester proche. »
James est à un stade de sa vie où il n’a plus la passion pour continuer. Ce n’est pas physique. Vous concernant, est‐il prévisible ou non de dire que vous pourriez perdre cette passion pour le tennis ? Est‐ce que vous voyez ce jour arriver ?
« Je ne sais pas. Je veux dire, pour l’instant j’adore ce que je fait. »
Votre passion est‐elle aussi grande qu’elle ne l’a jamais été ?
« Oui, je le pense. De toute évidence, quand vous gagnez tout, c’est amusant. Cela ne signifie pas pour autant que vous aimez plus jouer au tennis. Vous aimez gagner des matches, être sur le devant de la scène, soulever des trophées, faire des conférences de presse confortables (sic). C’est sympa. Mais ça ne veut pas dire que vous adorer réellement le jeu. Cet amour du jeu brille peut‐être plus dans les moments où vous ne jouez pas bien. Pour moi, je le sais, que je gagne ou que je perde, que je m’entraine ou que je joue un match, j’adore ça. Quand j’ai eu mes deux filles, d’entrée de jeu, je ne savais comment allait se dérouler la suite. Serais‐je capable d’avoir le même calendrier ? Mon amour pour le jeu allait‐elle être aussi grande ? Allions‐nous être en mesure de faire face à toute chose, avec ou sans les jumelles ? Je l’ai bien géré. Elles étaient dans les tribunes aujourd’hui. Je suis tellement content de les voir avant et après le match. Je suis dans de bonnes dispositions en ce moment. Je veux en profiter autant que possible, oui. »
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Publié le mercredi 28 août 2013 à 14:50



