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Gasquet, un coup à jouer

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Richard Gasquet affronte Nikolay Davydenko, numéro 6 mondial, ce soir à Flushing Meadows. Plus très loin de son meilleur niveau, le Français pour­rait s’of­frir la perf’ qui lui manque pour faire réel­le­ment démarrer sa seconde carrière. Analyse.

Programmé sur le Grandstand en début d’après‐midi (vers 18h30 en France), ce match est incon­tes­ta­ble­ment l’un des évène­ments phare de cette 4e journée. Davydenko, de retour de bles­sure, commence à retrouver ses sensa­tions. Gasquet, de retour de break forcé, est proche de son meilleur niveau. Si les deux hommes parviennent à produire leur meilleur tennis, ce match pour­rait donner des étincelles.

Mais Gasquet a‑t‐il seule­ment les armes pour faire tomber le numéro 6 mondial ? Très rapide sur le court, régu­lier, solide au service, Davydenko n’est pas un cadeau. Sa prise de balle précoce pour­rait poser pas mal de problèmes aux Français qui aime prendre son temps pour poser ses frappes aux amples prépa­ra­tions et construire ses points. Néanmoins, avec sa palette de coup, Gasquet a les moyens de gêner son homo­logue russe. S’il parvient à dystiller judi­cieu­se­ment revers chipés, croisés bombés ou claqués long de ligne, à venir finir ses point au filet et créer le déca­lage avec son coup droit, Gasquet peut clai­re­ment espérer s’im­poser. Il lui faudra égale­ment pouvoir compter sur son service, coup qui lui permet de ganer bon nombres de points gratuits lors­qu’il est bien réglé. Les amor­ties et petites balles courtes vicieuses pour­raient égale­ment être une option pour perturber Davydenko qui, s’il excelle dans les dépla­ce­ments laté­raux, n’est pas un spécia­liste des courses vers l’avant et du jeu au filet. 

Quoi qu’il en soit, pour espérer battre un joueur tel Nikolay Davydenko, Richard Gasquet devra produire son meilleur tennis. Aujourd’hui à 100% physi­que­ment, le Français estime que les choses évoluent dans le bon sens. « Je trouve que je joue pas mal. Je ne suis pas si loin de mon meilleur niveau. Et puis je me sens beau­coup mieux, surtout dans la tête. J’ai envie de partir à l’en­traî­ne­ment, de jouer. Je joue beau­coup à l’envie et au plaisir et c’est ça qui me rassure. Je sais que quand j’ai envie, quand je suis bien dans la tête, je suis beau­coup plus dange­reux. Je sais aussi que je suis capable de refaire des très bons matches. » C’est le moment de le montrer.

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