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Ils peuvent semer le trouble à l’US Open : Nick Kyrgios (2÷4)

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À quelques jours de la dernière levée du Grand Chelem de la saison, la rédac­tion de Welovetennis a sélec­tionné cinq joueurs hors du Top 10 qui auront de beaux argu­ments à faire valoir du côté de Flushing Meadows. Aujourd’hui, place à Nick Kyrgios, l’es­poir austra­lien.

Sa fiche d’identité

Nick Kyrgios

Australien

21 ans

Droitier, revers à deux mains

1m93 pour 85kg

16ème joueur mondial

Meilleur clas­se­ment : 16ème (8 août 2016)

Meilleur parcours en Grand Chelem : quart de finale à Wimbledon 2014 et à l’Open d’Australie 2015

Son année 2016

Si certains jeunes ont émergé et pris une nouvelle dimen­sion cette année, il est certain que Nick Kyrgios en fait partie. Son premier tournoi de la saison était pour­tant mitigé après son élimi­na­tion, en trente‐deuxième de final à l’Open d’Australie, chez lui, face à Thomas Berdych (3−6 4–6 6–1 4–6). Un résultat qui n’en­rayait pas sa confiance, au contraire, puis­qu’il prenait sa revanche sur le Tchèque, quelques semaines plus tard, à l’Open 13 de Marseille… qu’il rempor­tait en battant Marin Cilic en finale (6−2 7–6(3). Kyrgios venait alors de remporter son premier titre ATP en, s’il vous plaît, ne concé­dant aucun set de la compé­ti­tion. Suivront ensuite d’autres belles perfor­mances dont trois demi‐finale à Dubai, Miami et Estoril ou encore un quart de finale à Madrid qui lui permet­tront d’in­té­grer le Top 20 pour la première fois de sa carrière. Il faudra ensuite attendre deux mois et sa victoire finale face à John Isner, devant son public à Atlanta, pour voir l’Australien reprendre sa marche en avant après un Roland‐Garros et un Wimbledon où il n’aura pas eu les faveurs du tirage au sort. Battu dès le deuxième tour du Masters 1000 de Cincinnati par Borna Coric, c’est donc un Nick Kyrgios reposé qui enta­mera la dernière levée en Grand Chelem de la saison.

Ses précé­dents contre le Top 10

Il n’avait alors que 19 ans, lors de Wimbledon 2014 lorsque Nick Kyrgios, alors invité, réali­sait ses deux plus beaux coups de sa jeune carrière : l’éli­mi­na­tion de Richard Gasquet au deuxième tour après avoir sauvé…neuf (!) balles de matchs mais surtout, l’éli­mi­na­tion du numéro 1 mondial de l’époque, Rafael Nadal, en huitième de finale (7−6 5–7 7–6 6–3) pour devenir le premier joueur hors Top 100 (il était 144e) depuis 1992 à battre le numéro 1 mondial. En 2016, l’Australien a d’autres coups d’éclats à son palmarès : élimi­na­tion de Thomas Berdych (8e) en demi‐finale à Marseille alors qu’au tour précé­dent, c’est Richard Gasquet (10e) qui avait lui aussi perdu en deux sets (6−0, 6–4) face à un des plus grands espoirs du tennis mondial. Au cours du même mois, le duel Berdych‐Kyrgios était à nouveau aux prises et ce dernier gagnait encore (6−4 6–4) en quart à Dubai. Le mois suivant, le natif de Canberra se payait le luxe de sortir Stan Wawrinka (4e mondial) à Madrid (7–6(7) 7–6(2) dans une rencontre aussi bien diffi­cile physi­que­ment que menta­le­ment. À deux reprises (Miami puis Rome), Milos Raonic a égale­ment appris à ses dépens qu’il fallait se méfier de l’en­fant terrible de la petite balle jaune. Les têtes de séries à New York peuvent déjà trembler.

Son truc en plus

Show‐man sur le court, Kyrgios est parfois comparé à Mark Philippoussis, au moins dans le style de jeu. Service, coup droit, il est le proto­type du joueur de gazon, sa surface favo­rite. Mais, quand ça marche moins bien pour lui, il est capable aussi de s’illus­trer par ses coups de sang comme son dernier à Cincinnati où il a fait payer le prix de sa frus­tra­tion à trois de ses raquettes après une première manche perdue face à Coric. Toujours dans la prise de risque et souvent dans l’excès, l’adepte de Pokemon Go a tout pour plaire au public new‐yorkais qui ne demande que du spec­tacle. Avec Kyrgios, ils seront servis.

En bonus track, son premier titre ATP obtenu dans la cité phocéenne… et un hot‐shot à Miami…

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A propos de l’auteur

Alexis Sandre

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.