Dernière étape de l’année en Grand Chelem, l’US Open est souvent le théâtre de surprises. À l’instar de Marin Cilic qui s’est adjugé le titre l’an passé, certains joueurs et joueuses sont capables de jouer les trouble‐fêtes à New York. Loin de nous l’idée de fausser les pronostics mais plutôt de vous aiguiller vers cinq hommes et autant de femmes hors du Top 10 et qui seront à surveiller les deux prochaines semaines. Ce dimanche, Timea Bacsinszky passe sous notre loupe.
Sa fiche d’identité
Timea Bacsinszky
Suisse
26 ans
Droitière, revers à deux mains
1,70m pour 62 kg
14ème joueuse mondiale (au 24 août 2015)
Meilleur classement : 13ème (en août 2015)
Meilleur parcours en Grand Chelem : Demi‐finale à Roland Garros 2015
Son année 2015
Timea Bacsinszky a littéralement connu un départ canon cette saison : trois titres avant la mi‐mars, il y a largement pire comme mise en jambe ! La Suissesse était plutôt bien préparée et ce dès la première semaine de compétition, où elle remporte le tournoi de Shenzhen. Ensuite, elle enchainera avec deux trophées obtenus coup sur coup, à Monterrey et Acapulco. Pour la petite histoire, son adversaire dans les deux finales mexicaines était… Caroline Garcia. Puis vient la terre battue et sa préparation pré‐Roland Garros. Le bilan est plus difficile et on la sent se présenter Porte d’Auteuil sur la pointe des pieds. Mais, à la surprise générale, elle joue le feu et se hisse jusqu’en demies, où elle doit capituler contre Serena Williams. Même son de cloche du côté de Wimbledon un mois plus tard, où elle s’incline en quarts contre Muguruza, future finaliste. Bacsinszky vit donc la meilleure saison de sa carrière, passant également de la 47ème… à la 14ème place mondiale.
Ses précédents matches contre le Top 10
23 matches, 16 défaites, le bilan comptable est loin d’être incroyable. Réduisons donc notre champ de vision à l’unique année 2015 et les stats s’améliorent, le Suissesse ayant remporté quatre matches contre des membres du Top 10, pour autant de revers. En réalité, il manque à Bacsinszky une véritable victoire référence. Un succès contre un grand nom, au coeur d’un des plus gros tournois de la saison. Le genre de match qui vous marque, et vous sert pour la suite. Et, la seule fois où elle s’en est approchée, ça lui a donné des ailes. Cette saison à Roland Garros avant d’atteindre le dernier carré, elle était notamment passée par un trois sets face à Petra Kvitova, lors des huitièmes de finale.
Son truc en plus
Sa philosophie, ou en tout cas sa façon de penser. Sûrement du fait qu’elle est actuellement dans sa deuxième carrière ‑la joueuse ayant coupé tout lien avec le tennis pendant plus d’un an et ayant repris une vie plus traditionnelle, Bacsinszky dispose d’une motivation sans limite. Jamais de lassitude, que du plaisir. Et elle l’a encore confirmé à nos confrères du journal Le Matin, en marge de l’US Open : « Pour moi, remporter un match, n’importe lequel, n’importe où, reste un privilège. Je suis heureuse. Je jubile. Je suis la petite fille qui joue à un jeu, et qui gagne. Je ne serai jamais blasée de gagner. »
Publié le dimanche 30 août 2015 à 13:00



