Bien sûr, on savait que cette demi‐finale n’allait pas être une partie de plaisir pour la Française, mais on ne pensait pas qu’elle allait prendre cette tournure.
La Tunisienne, Ons Jabeur, a donné un « récital » alors qu’en face Caroline Garcia a été très loin des prestations offertes depuis le début du tournoi. Au final, cela nous rappelait presque des « mauvais » souvenirs, ceux de la Française qui force son jeu et oublie le fameux relâchement.
Alors oui il y avait l’enjeu lié au fait de jouer sa première demi‐finale dans un tournoi du Grand Chelem, mais cela ne peut pas expliquer cette petite déroute en deux manches (6−1, 6–3) en 1h06 avec la bagatelle de 24 fautes directes pour la Tricolore.
Comme l’expliquait avec justesse Justine Henin, si Ons était dans le rythme, concentrée et précise, Caroline semblait trop tendue pour faire douter son adversaire.
Après un premier set bouclé en 22 minutes (6−1), la deuxième manche partait sur le même tempo. Ons breakait vite et dominait les débats grâce à une régularité presque insolente notamment sur sa remise en jeu (8 aces pour Ons).
En fin de set, Caroline se libérait un peu et multipliait notamment les montées au filet. Mais ce petit sursaut venait trop tard pour inquiéter durablement la Tunisienne qui bouclait le match (6−3).
Après Wimbledon, la Tunisienne confirme qu’elle est donc une joueuse tout terrain alors que Caroline stoppe ici sa formidable aventure estivale oute‐atlantique. Il s’agit maintenant de très vite effacé la frustration de ce rendez‐vous manqué et d’asseoir encore un peu plus sa nouvelle philosophie de jeu pour pouvoir encore rêver des plus grands titres.
Pour Ons, impressionnante ce jeudi, il est clair que si elle garde la même qualité de frappe et cette sérénité, elle ne sera pas très loin de soulever le trophée ce samedi, son premier en Grand Chelem.
Publié le vendredi 9 septembre 2022 à 02:24



