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Jannik Sinner, une affaire en or !

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Le scénario était presque écrit à l’avance tant l’écart de niveau entre les deux joueurs est conséquent. 

Sans jamais trem­bler et au terme d’une finale insi­pide et à sens unique, Jannik Sinner a remporté le deuxième titre du Grand Chelem de sa carrière après une victoire sèche et auto­ri­taire face à Taylor Fritz en finale de l’US open : 6–3, 6–4, 7–5, en 2h15.

Déjà vain­queur lors du toss, l’Italien choi­sis­sait alors de mettre la pres­sion sur le local en déci­dant de relancer. Un choix payant puis­qu’il prenait d’emblée le service de son adver­saire, logi­que­ment tendu pour sa première finale dans cette caté­gorie de tournoi. Et malgré un débreak à l’or­gueil lors du quatrième jeu de cette première manche (2−2), Sinner rempor­tait quatre des cinq jeux suivants. 6–3, circulez, il n’y a rien à voir.

Après quatre breaks dans le premier set, le deuxième se montrait beau­coup plus serré jusqu’au fameux 10e jeu où le numéro 1 mondial, qui menait alors 5 jeux à 4, saisis­sait sa chance comme un grand et menait alors deux manches à rien. Presque sans forcer. 

De nouveau breaké lors du septième jeu, l’Américain, vexé, se déci­dait enfin à lâcher ses coups jusqu’à servir pour le gain de ce troi­sième set. Mais son adver­saire, impas­sible et intrai­table dans les moments impor­tants, ne commet­tait plus aucune faute et faisait une nouvelle fois craquer le 11e joueur mondial, trop tendre pour un match d’une telle envergure.

Sur un ultime break, son sixième de la rencontre, Jannik Sinner rempor­tait son premier US Open ainsi que le deuxième titre du Grand Chelem de sa carrière et de sa saison. 

Au coeur d’une affaire embras­sante mêlant contrôles anti­do­pages posi­tifs et secret des instances en début de tournoi, le numéro 1 mondial a répondu de la meilleure des manières et surtout à sa manière : froi­de­ment et implacablement.

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.