Kim Clijsters est qualifiée pour la finale de l’US Open. La Belge a sorti la grande favorite Serena Williams, 6–4, 7–5, dans une fin de match ô combien étrange. En effet, l’Américaine s’est vue infliger une faute de pied qui lui a coûté une double faute à 6–4, 6–5, 15–30, et qui a donné deux balles de match à son adversaire. D’après la juge de ligne, elle aurait déclaré : « Je pourrais te tuer pour ça. » Celle‐ci est venue s’en plaindre à l’arbitre qui a fait appel au superviseur. Le problème est que la tenante du titre avait déjà écopé d’un avertissement à la fin du premier set pour avoir cassé sa raquette. Résultat, la numéro 2 mondiale, qui était menée 6–4, 6–5, 15–40, a reçu un deuxième avertissement, qui s’est transformé en point de pénalité, donnant le match à Clijsters.
Cette fin de match tronquée n’était pas du goût des joueuses. « Je ne m’en souviens plus pour être honnête », a déclaré Serena en conférence de presse. « J’étais dans l’instant présent », a plaidé la tenante du titre, très calme lors de sa conférence de presse quelques minutes après son match. « Je me battais sur chaque point. C’était un point crucial. » De son côté, la Belge était déçue de cette fin de match avortée. « Je n’ai rien entendu. J’étais très surprise et choquée de voir Serena se diriger vers moi. J’étais concentrée sur ma balle de match et je ne voulais pas me déconcentrer. J’étais désolée. C’est malheureux qu’un match où je jouais si bien se termine comme ça. Je suis un peu troublée par ce qui est arrivé. »
Toujours est‐il que Kim Clijsters est qualifiée pour la finale de l’US Open, un mois après son retour après deux ans et demi d’absence, en sortant la tenante du titre, qui avait gagné trois des quatre derniers tournois du Grand Chelem. Une performance qui rappelle celle de Monica Seles, qui avait atteint la finale de l’US Open 1995, après son retour à la suite de son agression. Mais la Belge sera opposée à Caroline Wozniacki, victorieuse de Yanina Wickmayer, 6–3, 6–3, une joueuse à sa portée. Heureuse, l’ancienne numéro 1 mondiale regrettait de n’avoir pu vivre à fond le sentiment de la victoire.« Quand tu joues une balle de match que tu gagnes sur un point gagnant ou une faute de ton adversaire, c’est un grand moment. Là, tu ne ressens pas le même sentiment qu’une victoire normale », concluait la Belge.
Les images de cette incroyable expulsion
Publié le dimanche 13 septembre 2009 à 08:17


