Il est grand, notre Richie national ! Richard Gasquet a battu David Ferrer, cette nuit, en quarts de finale de l’US Open. Une grande victoire, en cinq manches, 6–3 6–1 4–6 2–6 6–3. En conférence de presse, le Français a pu savourer une victoire exceptionnelle.
Tu as mené deux sets à zéro, puis perdu les deux manches suivantes… Qu’est‐ce qui t’est passé par la tête avant d’attaquer le cinquième set ?
Même quand j’ai menais deux sets à zéro, je savais que c’était David Ferrer, en face, je savais que c’était un grand combattant, je savais que ce n’était pas fini. Je savais aussi que j’étais si près de remporter ce match, mais qu’il me faudrait me battre jusqu’au bout pour y parvenir. Surtout à 5–3, je me suis senti un peu nerveux à l’idée d’avoir une chance d’être en demi‐finale de l’US Open. Et j’ai réussi. C’est une grande victoire pour moi.
Ce cinquième set, c’est le travail qui paie ?
Oui, j’ai beaucoup travaillé physiquement. J’étais un peu fatigué, après le match contre Raonic. Nous avons joué quatre heures et 30 minutes… Mais je savais qu’il me faudrait à nouveau disputer un grand match. Ce matin, je ne me suis pas senti aussi fatigué que la veille. Il me fallait être agressif. Mon revers à formidablement bien fonctionné aujourd’hui, ça a été la clef du match, selon moi. J’ai souvent joué long de ligne et ça a très bien marché. Quand je sers bien et j’ai ce revers‐là, je peux bien jouer.
Tu peux nous parler de Rafa (Nadal)… On peut te voir sur une vidéo le battre à l’âge de 13 ans…
Les gens parlent beaucoup de cette vidéo, quand je joue contre Nadal. Sur Youtube, je peux me voir gagner contre lui, des fois je n’arrive pas à y croire (rires).
Cela doit faire bizarre, non ?
A l’époque, je ne le connaissais pas, on n’avait que 13 ans. Pourtant, il se battait déjà énormément, il courait tellement… Je me rappelle avoir gagné un set 6–4 et avoir dit à mon père, ensuite : « C’est un gros combattant. » Je ne mentais pas, c’était la vérité. Plus tard, il est devenu l’un des plus grand joueur de l’histoire. J’avais gagné contre lui à l’époque, mais, depuis…
Comment maintenir ton état de confiance actuelle, à l’heure d’affronter Rafael Nadal ?
C’est vraiment difficile de jouer contre Rafa. Je ne suis pas le seul à avoir tant perdu contre lui… Il est très puissant, notamment en coup droit, c’est vraiment difficile. Maintenant, je suis en demi‐finale de l’US Open. Je veux faire du mieux que je peux. Je joue mon meilleur tennis, il me fallait d’ailleurs jouer mon meilleur tennis pour battre Raonic et Ferrer. Je vais disputer ce match pour le gagner. Sinon, ce n’est même pas la peine d’aller sur le court. Mais je sais qu’il est le favori du match. Personne ne dira que je suis favori. Alors je veux faire un gros match.
Publié le jeudi 5 septembre 2013 à 12:09



