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Le constat sans appel d’Arnaud Clément après la défaite d’Arthur Fils : « On a pu voir de manière assez criante le manque d’ex­pé­rience qu’il peut avoir sur les tour­nois du Grand Chelem »

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Après le coup de tonnerre consé­cutif à l’éli­mi­na­tion de Novak Djokovic dès le premier tour de l’US Open, c’est au tour du tennis fran­çais de connaître le même sort avec la défaite d’en­trée d’Arthur Fils, renversé par Stefanos Tsitsipas ce lundi.

Une défaite aussi surpre­nante qu’in­quié­tante compte tenu du scénario du match où le Français menait 6–4, 5–2 avant de connaître un énorme trou d’air. 

Ancien 8e joueur mondial, le Français Arnaud Clément, actuel consul­tant pour Eurosport, a tenu à mettre en lumière le gros manque d’ex­pé­rience de son jeune compa­triote dans des matchs au meilleur des cinq sets. 

« Ce qui est dur à encaisser pour Arthur, c’est ce côté panique. À un moment donné, il n’ar­rive plus du tout à reprendre le fil. Dans la manière dont il bouge, dans son language corporel, on ne le voit à aucun moment souf­fler, se calmer, se poser. Les choses s’en­chaînent et s’en­chaînent et à aucun moment il retrouve le fil de la rencontre. Normalement, cela arrive peu pour un joueur qui a gagné, qui a de la confiance. Quand il y a un mauvais passage, on essaie norma­le­ment de limiter la casse, et il n’a pas réussi à le faire. On a pu voir, peut‐être, d’une manière assez criante, le manque d’ex­pé­rience qu’il peut avoir sur les tour­nois du Grand Chelem, quand les choses ne tournent pas en sa faveur. C’est un format qui est diffé­rent, qui peut être long et il n’y a pas, comme savent le faire les plus grands, une gestion de la panique. C’est ce qui est le plus préju­di­ciable pour lui. »

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.