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Le coup de pres­sion d’Alcaraz fait parler : « Personne n’est éternel, pas même l’ami Federer. Les joueurs sont comme les autobus, il en passe un nouveau toutes les vingt minutes »

2015

En confé­rence de presse à l’US Open, où il fait son grand retour et s’est qualifié pour le troi­sième tour, Carlos Alcaraz a tapé du poing sur la table, en faisant passer un message aux instances. 

« Si on doit disputer tous les tour­nois obli­ga­toires que l’ATP nous impose, on passe environ 40 semaines en compé­ti­tion. C’est impos­sible, et on voit beau­coup de joueurs se blesser, beau­coup de joueurs s’épuiser. S’ils ne font rien pour y remé­dier, nous verrons encore plus de bles­sures à l’avenir. À l’avenir, je vais m’accorder quelques pauses et je manquerai certains tour­nois, c’est certain »a lâché le septuple lauréat en Grand Chelem.

Alors que les bles­sures de multi­plient, que les joueurs (notam­ment Carlos Alcaraz) se plaignent de plus en plus du calen­drier, et que le nouveau format des Masters 1000 (joués sur deux semaines) suscitent beau­coup de critiques, l’ATP ne compte visi­ble­ment pas faire machine arrière. 

Selon les infor­ma­tions de L’Equipe, des discus­sions se tiennent depuis quelques jours à New‐York pour préparer le calen­drier de la saison 2028, et le journal rapporte les propos assez agres­sifs d’un acteur de ces réunions. 

 « Mais qu’ils fassent des pauses ! Si ça leur permet de se sentir mieux, de revenir plus forts, qu’ils aillent jouer des exhi­bi­tions ! Comme le disait Butch Buchholz (ancien patron de l’ATP et créa­teur du Miami Open), les joueurs sont comme les autobus, il en passe un nouveau toutes les vingt minutes. Personne n’est éternel, pas même l’ami Federer. Donc on ne perd pas de temps avec ça. Nous, on a une vision du futur. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.