Comme à Roland‐Garros et Wimbledon, Kristina Mladenovic sera au rendez‐vous du troisième tour. Kiki a une belle carte à jouer contre Daria Kasatkina, 133eme mondiale et qui doit sa place dans le tableau final grâce au forfait de Maria Sharapova. Mais attention, le Frenchie se méfie énormément de la Russe.
Kristina, vous devez être très satisfaite de vous retrouver au troisième tour…
« Ça fait très plaisir d’être de nouveau au troisième tour ici, cela m’était déjà arrivé (en 2012, ndlr). Aujourd’hui (lire ce mercredi), je ne suis pas complètement satisfaite de mon niveau de jeu. C’était très décousu. J’ai joué une fille que je connais depuis très longtemps et avec qui je me suis beaucoup d’entraînée. »
Il y a eu deux matches aujourd’hui ?
« Tout à fait. Au début, j’ai voulu jouer différemment de mon jeu habituel. C’est sans doute mon erreur. Je sais qu’elle connaît par cœur, et moi aussi, ce qui a donné des fautes vulgaires des deux côtés. Il y avait aussi un peu de tension et de nervosité. Le point positif est encore mon attitude, d’avoir tenu dans les moments difficiles car j’aurais pu être négative. Je ne suis pas loin d’être menée 5–2 au premier set et j’aurais vécu un tout autre match… Je suis contente d’avoir fait basculer le match. J’ai bien commencé le deuxième en étant plus agressif. »
Vous qui connaissez toutes les joueuses du circuit, éclairez nous sur votre prochaine adversaire, Daria Kasatkina !
« (Rires !) J’ai cet avantage là car je suis très curieuse. Même si personne ne la connaît, j’ai déjà un peu regardé les tournois d’avant (sourire). La première fois que je l’ai vu c’était à Marrakech. Elle perd sur Muguruza que je gagne au troisième tour. Maintenant pour être honnête, je ne connais pas énormément la fille. Si elle est là, c’est qu’elle doit bien jouer. C’est une belle histoire car elle a perdu en qualifications, elle se retrouve au troisième tour en remplaçant Maria (Sharapova). Elle est jeune (18 ans), elle a confirmé en battant deux bonnes joueuses avec deux styles totalement différents. C’est une fille solide qui a saisi sa chance. Elle doit être forte dans sa tête. J’ai entendu dire qu’elle était très talentueuse. Honnêtement, je ne connais pas beaucoup de chose sur elle, je vois à peu près comment elle joue. Ça va être un peu l’inconnu, donc difficile. »
On ne va pas se mentir, il y a un coup à jouer pour atteindre ce premier huitième de finale en Grand Chelem…
« Oui bien sûr, mais il faut rester humble. C’est exactement le genre de match piège. Contre une fille tête de série, on va jouer plus relâché, l’autre sera plus tendue. Pour Daria, c’est magnifique ce qui se passe. Elle est jeune et talentueuse et n’a rien à perdre. Sur le papier, c’est un match que je dois gagner. Mais attention, je le répète, c’est un match piège. »
De votre envoyé spécial à New York
Publié le jeudi 3 septembre 2015 à 01:52



