AccueilUS OpenMonfils : "Je dois imposer mon jeu pour battre Djokovic"

Monfils : « Je dois imposer mon jeu pour battre Djokovic »

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Gaël Monfils est revenu face à la presse sur sa victoire face à Richard Gasquet (6/4 75 75). Le Parisien estime avoir gagné le combat physique et mental sans pour­tant s’être montré excep­tionnel tennis­ti­que­ment. Même s’il se féli­cite de sa gestion tactique du match, Monfils sait que le défi qui l’at­tend face à Djokovic sera encore plus relevé.

Vous avez semblé maîtriser le match tactiquement…

J’ai vu comment Richard allait jouer assez vite. J’avais un peu préparé diffé­rents plans pour le contrer. Au début, j’ai vu qu’il s’était mis un peu loin, qu’il cher­chait à bomber sur le revers. J’ai pris le ticket et je lui ai dit : « je sais que tu vas jouer comme ça, je sais comment te contrer ». Je me doutais qu’il allait faire évoluer son jeu avec des chips, des montées au filet. Avec mon coach, on savait que ce serait l’as­pect physique et mental qu’il fallait gérer. Tennistiquement, on est conscient que Richard peut jouer de manière incroyable ou être en dedans. Il fallait que je lui impose un défi mental.

N’était‐ce pas un de vos meilleurs matches en défense ?

Je ne me rends pas compte. Apparemment, j’ai bien défendu. Mais j’ai l’im­pres­sion que je n’ai pas joué un grand tennis et que j’ai tran­quille­ment renvoyé la balle. Je n’ai le senti­ment d’avoir réalisé un grand match, je préfère ce que j’ai fait contre Andreev. J’ai mis la balle dans le terrain tout en étant solide, mais je n’ai pas eu la sensa­tion de jouer mons­trueux. C’est vrai qu’on se connaît telle­ment bien qu’il y a des choses que j’au­rais pu tenter et que je n’ai pas essayées. De mon côté, c’était simple : physique, mental, physique, mental. Je n’ai donc pas eu l’im­pres­sion de sur‐jouer ou de sous‐jouer.


Dans ce format en 5 sets, vous estimiez‐vous plus fort ?

Je pense être plus fort que lui physi­que­ment. Mais j’étais content qu’il propose ce type de jeu au début : reculer, faire de grands gestes. On sait tous que Richard a beau­coup de talent. Il aurait pu rester sur sa ligne et jouer plus vite. Il m’au­rait fait plus cogiter et j’au­rais été obligé de modi­fier ma façon de jouer. Là, je me suis installé dans l’échange et je me sentais bien physi­que­ment. Malgré tout, je n’ar­rive pas vrai­ment à prendre confiance. Tout simple­ment parce que je ne pense pas avoir réalisé un bon match du point de vue tennis­tique pure. J’ai fait un bon match tactique et physique.


Qu’est‐ce qu’il manque ?

J’ai envie de swin­guer, de terminer le point avec mon revers, de décaler en coup droit et de me dire que je suis fort. Pour le moment je ne tente pas le point gagnant, je me limite à mettre du poids dans la balle. Je fais travailler mon adver­saire. J’ai joué une tactique pour battre Richard, mais je n’ai pas joué pour imposer mon jeu. Ça a marché là. Mais contre Djokovic, ça ne marchera pas. Il faudra que j’im­pose mon jeu pour le battre.