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Monfils, « simple et efficace »

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Sans trop de soucis, Gaël Monfils s’est qualifié pour le troi­sième tour de l’US Open en battant Andreas Beck, 6–3, 7–5, 6–3. Le Français, très serein, rencon­trera José Acasuso pour une place en huitième de finale. Mais le numéro 13 mondial demeure calme, faisant le travail jour après jour.

Match serein ?

J’ai bien joué, j’ai fait un bon match. Une nouvelle fois trois sets. J’ai eu un petit passage délicat au deuxième set parce que je me suis énervé après l’arbitre, mais je suis très satis­fait de ma perfor­mance aujourd’hui. J’étais en contrôle, je n’ai pas vrai­ment paniqué. J’ai fait ce qu’il fallait, j’étais assez solide du fond. Il donnait pas mal de points, il tentait beau­coup. J’ai bien servi, avec quelques bons enchaî­ne­ments. Simple mais efficace.

Peur d’une remontée dans la deuxième manche ?

Je ne sens pas qu’il peut revenir parce que j’étais en contrôle. À aucun moment je sentais qu’il pouvait revenir. J’ai eu un passage moyen parce que je me suis embrouillé avec l’arbitre. Je menais 6–3, 3–1, avec des balles de 4–1. Il n’y a eu aucun moment où je doutais. Si je fais le travail, j’ai vrai­ment ce pouvoir d’accélérer contre des joueurs moins bien classés. Mais ça reste des matchs pièges, il faut rester concen­trer, être là et faire le travail.

Quel état après deux matchs ?

Je me sens bien, j’ai fait ce qu’il fallait pour bien revenir. Ça me manquait. Sur un tournoi que j’adore, je me fais plaisir, tout va bien dans ma vie, sur le terrain c’est pareil.

Régularité dans les grands événements ?

On essai. On parle des numéros 7, 9 et 13 mondiaux. Il faut que l’on soit là (sourires). On commence un peu plus à s’affirmer, à être plus serein, plus en contrôle. J’espère que ça continue, qu’on arrive au troi­sième, et en deuxième semaine. Les deux premiers matchs, on les a tous les trois passés tran­quilles. J’espère que ça va conti­nuer un peu plus loin.

L’apport de Roger Rasheed ?

Ça fait un moment que je commence à avoir des résul­tats stables, et je joue mieux en Grand Chelem, que je passe pas mal de tours. Ca s’est bien confirmé avec lui. Il me fait prendre beau­coup plus confiance en moi, que je peux faire des grandes choses. Il a un discours beau­coup plus positif. Il aime les spor­tifs comme Ali et Jordan, qui croient beau­coup en eux en ce qu’ils font, en disant qu’ils sont les plus forts, qu’ils n’ont pas peur. Il a un discours qui se rapproche de cela.

A propos de l’auteur

Florian Toumit

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.