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Nadal‐Djokovic, le choc des titans

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LA grande finale de l’US Open, entre Rafael Nadal et Novak Djokovic. L’affrontement majeur de ces dernières années. Les deux rivaux du moment. Le numéro deux mondial qui défie le numéro un… dans un costume de favori. Présentation et analyse.

Les faits
C’est le 37ème affron­te­ment entre Rafael Nadal et Novak Djokovic ce soir. Rafa mène 21 victoires à 15 et a remporté cinq de leurs six dernières rencontres. Néanmoins, si l’on se concentre sur leurs affron­te­ments sur dur, c’est le Serbe qui mène la danse, avec 11 succès en 17 rencontres. A l’US Open, on s’en souvient, Nole avait égale­ment remporté leur finale, en 2011, 6–2 6–4 6–7(3) 6–1. Dans ce match en quatre sets, le troi­sième avait atteint des sommets de jeu. 

Le pronostic
Si l’on s’en tient aux dyna­miques actuelles, Rafael Nadal part favori. Le Majorquin n’a concédé qu’un set dans cet US Open, face à Philip Kohlschreiber, et s’est écono­misé en demi‐finale. Mieux, il reste sur une dyna­mique de 16 victoires consé­cu­tives, 22 sur dur. Nole, lui, a perdu une manche contre Youzhny, puis bataillé pendant cinq sets face à Wawrinka. Son dernier titre remonte à Monte‐Carlo et il a vécu un été compliqué. Il tente d’in­sérer de nouvelles solu­tions dans son jeu, en montant au filet notam­ment. Aura‐t‐il la carrure de tenir ces initia­tives dans une telle rencontre ? Pas sûr. Néanmoins, il demeure le numéro un mondial. Un numéro un qui sait comment poser des problèmes à Nadal. 

Les enjeux
Rafael Nadal, comme Novak Djokovic, vise un deuxième titre à l’US Open. Pour Rafa, ce serait le 13ème trophée du Grand Chelem, ce qui le place­rait à une unité de l’ex‐record de Pete Sampras. Par ailleurs, en gagnant, le Majorquin revien­drait à 120 points de Nole au clas­se­ment ATP. Et réim­po­se­rait, sans aucun doute, sa main­mise sur le circuit : il n’a plus gagné un Grand Chelem autre que Roland Garros depuis l’US Open 2010. Djokovic, lui, va tenter de s’oc­troyer un sursis au clas­se­ment. Surtout, de montrer qu’il demeure le vrai patron de cette année, en Grand Chelem, avec son titre à Melbourne et sa finale à Wimbledon. A noter qu’il s’agi­rait de son septième trophée majeur.

A suivre à partir de 23h00 heure française.

Les cotes : 1,50 pour la victoire de Rafael Nadal. 2,10 pour la victoire de Novak Djokovic.

Rafael Nadal sur Novak Djokovic :
« Je préfère jouer contre un autre joueur (sourire), mais c’est comme ça. Quand on joue une finale, on préfère affronter un joueur face à qui on a plus de chances de gagner. Mais c’est lui, là. Je joue contre lui et je l’ai déjà souvent fait. On a toujours joué des matches très exci­tants. Quand vous disputez ce genre de rencontres, vous avez toujours un feeling très parti­cu­lier. Par exemple, en Australie (en 2012), même si j’avais perdu la finale, j’avais été heureux d’avoir parti­cipé ) une telle rencontre. Cette année, la demi‐finale à Roland Garros avait aussi été très émou­vante. A Montréal aussi, cela avait été un bon, très bon niveau de tennis. On joue à notre meilleur niveau, on joue de longs rallies, on pousse notre jeu dans les situa­tions les plus extrêmes, avec des matches extrê­me­ment diffi­ciles pour nous deux. J’espère que je serai prêt pour ce rendez‐vous. Je vais devoir jouer de manière très agres­sive. Jouer un très, très bon match. Ce n’est que de cette manière que j’aurai des chances de l’emporter. »

Novak Djokovic sur Rafael Nadal :
« Jouer contre Nadal, c’est le plus gros chal­lenge que l’on puisse avoir dans notre sport, aujourd’hui. C’est le compé­ti­teur ultime. Il se bat sur chaque balle, il joue le meilleur tennis qu’il a jamais joué sur dur. Il n’a pas perdu un seul match sur cette surface cette année, alors qu’on sait tous, pour­tant, que ce n’est pas sa favo­rite. Une surface à cause de laquelle il a eu beau­coup de bles­sures. Mais, aujourd’hui, il est en forme. Il a eu sept mois de coupure. Il a perdu trois matches seule­ment cette saison. C’est le meilleur joueur du moment, de cette année, il n’y a aucun doute à ce sujet. Il est en parfaite confiance… mais je sais comment le jouer. Pour moi, le dur, c’est ma surface, sur laquelle j’ai eu le plus de succès. Je l’ai déjà affronté deux fois en finale, ici, à l’US Open (en 2010 et 2011). Je sais ce que je dois faire. Maintenant, c’est plus facile à dire qu’à faire. Il faut aller sur le court et mettre en pratique. Mais je serai prêt à tout donner sur le court pour gagner ce trophée. »