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Nadal peut‐il le faire ?

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Après Wimbledon, les plus grands experts du tennis parmi lesquels John McEnroe s’ac­cor­daient à dire que 2010 était l’année où jamais pour voir Rafael Nadal remporter l’US Open, seul tournoi du Grand Chelem qui manque à son palmarès. Premiers ensei­gne­ments de la tournée améri­caine pré‐Flushing Meadows : si le jeune numéro un mondial aura sans doute de nombreuses occa­sions de briller jusqu’au bout à New York, sa cote est sérieu­se­ment retombée après les deux masters 1000 sur dur. 

« Nadal veut telle­ment gagner l’US Open. Ce serait dur de ne pas en faire un favori cette année bien qu’il ne l’ait jamais gagné. Ce gars est un animal ; menta­le­ment et physi­que­ment il est incroyable, s’il est en forme il peut y arriver. Les condi­tions à New York ne sont pas idéales pour Nadal, il faut que physi­que­ment il tienne le coup. Je pense qu’a­près Wimbledon il va prendre du repos, soigner un peu ses genoux et ne pas trop disputer de matches avant l’US ». Tels étaient les propos de John McEnroe après le succès de Rafael Nadal à Wimbledon. « Je dois progresser si je veux vrai­ment avoir une chance d’ici une semaine à New York. J’ai une semaine pour conti­nuer à travailler, conti­nuer à m’en­traîner dur. Je vais aussi tenter de prendre plus de confiance avec mon revers », voici la décla­ra­tion de Rafael Nadal après sa décon­venue contre Baghdatis à Cincinnati. Ceux qui ont vu le match en ques­tion savent que ce n’est pas ici le Nadal perfec­tion­niste qui s’est exprimé, mais bien un joueur lucide quant à ses lacunes dans le jeu sur dur : un revers trop tendre et une quan­tité de fautes inha­bi­tuelles pour­raient bien empê­cher le Majorquin d’enfin accro­cher l’US Open à son tableau de chasse.

Rafael Nadal, qui reste sur deux demi‐finales de rang à l’US Open, devrait cette année encore avoir bien du mal à dépasser ce stade. De favori numéro un après Wimbledon, le Majorquin est clai­re­ment passé au statut de valeur sûre à surveiller, mais derrière Roger Federer et Andy Murray. Ceci dit, le numéro un mondial pour­rait bien profiter de la première semaine pour se roder et monter en puis­sance vers les quarts de finale, ce dont on le sait capable … à moins qu’un certain Nalbi, ou même son récent bour­reau Baggy, ne vienne faire barrage à sa progression !