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Nishikori : « Je n’ai même pas eu l’énergie de célé­brer ma victoire »

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Kei Nishikori est un guer­rier. Le Japonais l’a prouvé une fois de plus hier soir en domi­nant Stan Wawrinka 3–6 7–5 7–6(7) 6–7(5) 6–4 à l’US Open. 4h15 de match, deux jours après avoir battu Raonic en 4h19, à 2h30 du matin. En confé­rence de presse, il fait le point sur son état physique après ces deux énormes débauches d’énergie. 

Kei, comment tu as vécu ce match face à Stan Wawrinka ?

J’ai commencé la partie en étant un peu tendu, mais mon jeu était bon. Au fur‐et‑à mesure du match, je me suis senti de plus en plus confiant, surtout dans le troi­sième set. J’étais confiant dans ma capa­cité à pouvoir tenir en revers, mais il jouait de façon très intel­li­gente avec les angles et les lignes. En coup droit, j’ai réussi à le bous­culer jusqu’à la fin et je n’ai quasi­ment pas perdu de rallies, donc ça m’a aussi pas mal boosté. Mais je ne sais toujours pas comment j’ai réussi à conclure ce match (rires). Je suis vrai­ment heureux. C’est incroyable…

Tu avais terminé à 2h26 avant‐hier face à Milos Raonic, après un match de 4h19. Ce soir, tu termines plus tôt mais tu joues encore 4h15… Comment ça va physiquement ? 

C’était un peu diffi­cile parce que je n’avais jamais eu cette expé­rience, de terminer un match aussi tard. Mais c’est toujours aussi bon de gagner, même à 2h30 du matin. J’avais comme une sorte de jet lag aujourd’hui. Mais ça va, ça va… Mon corps va bien. J’espère pouvoir jouer à 100% au prochain tour. J’étais si fatigué que je n’ai même pas eu l’énergie de célé­brer ma victoire. Le temps n’est pas encore venu de regarder tout ça avec un peu de recul, mais je veux déjà me donner une petite tape dans le dos pour me féli­citer d’avoir battu deux joueurs du Top 10 dans un tournoi du Grand Chelem.

Il y a des choses dont tu es vrai­ment fier, aujourd’hui ?
Oui, je suis vrai­ment heureux, car je n’ai rien lâché et j’ai été capable de me battre jusqu’à la fin. Malgré mon mauvais départ, j’ai su trouver des solu­tions pour réagir et renverser la situation.
J’ai aussi réussi à garder ma concen­tra­tion, même dans les moments de grande fatigue, ce que je n’ar­ri­vais pas à faire aupa­ra­vant. C’est positif.

Tu avais atteint les huitièmes de finale pour ta première parti­ci­pa­tion au tournoi… Tu commences à avoir pas mal de bons souve­nirs ici, non ?

Oui ! Sans conteste, l’US Open est mon tournoi du Grand Chelem préféré. J’habite aux Etats‐Unis, j’ai de bons souve­nirs ici et je suis vrai­ment heureux d’at­teindre les demi‐finales pour la première fois.

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A propos de l’auteur

Rémi Cap‐Vert

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.