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Olivier Rochus amer

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Battu 6–4, 3–6, 7–6(6), 6–3 par James Blake au deuxième tour de l’US Open, après avoir manqué cinq balles de deux manches à une, Olivier Rochus était profon­dé­ment déçu d’être passé à la trappe. 

« Il y avait plus que moyen de le battre. Ce n’était pas du grand Blake. Il n’est plus 10ème mondial. Simplement, je n’ai pas réussi à enfoncer le clou. J’ai mené 2–0 et 4–2 dans ce troi­sième set et surtout j’ai hérité de cinq balles pour mener deux manches à une, dont trois à 6–3 dans le tie‐break. Malheureusement, il les a bien sauvées avec deux aces et un retour gagnant. En une minute, tout s’est envolé. »

Par la suite, le Belge est revenu sur le trai­te­ment média­tique du tennis dans son pays, et le gouffre abyssal qui sépare le tennis masculin du tennis féminin, sport star au plat pays, avec Kim Clijsters et Justine Hénin. « Je n’ai pas envie de revenir là‐dessus et de me faire des ennemis, mais on ne peut pas comparer le tennis masculin et féminin, déclara‐t‐il. Une fille qui joue un peu conve­na­ble­ment ira tout de suite loin. Si un homme jouait comme Safina, il serait à la maison depuis long­temps. C’est la réalité, un point c’est tout. Certaines vont gagner 50.000 dollars en 50 minutes. C’est le plus beau métier du monde… »

L’ancien 24ème mondial insiste sur la diffé­rence de niveau entre les deux sexes, et surtout sur l’in­croyable densité actuelle chez les hommes. « Kim est très forte et si elle va en demi‐finale, elle le méri­tera. Pour nous, c’est beau­coup plus dur. Quand on voit le Top 10 actuel, le niveau est hallu­ci­nant. Du coup, on a aussi plus de diffi­cultés à trouver des spon­sors. C’est logique. Même quand j’étais 30ème mondial, Kim et Justine étaient 1 et 2. J’ai juste dit que je trou­vais le battage média­tique déme­suré. Il y a une ligne sur nos résul­tats, mais des papiers sur Justine qui fait du ski. Moi aussi, j’aime le ski… »