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Panatta aux parents de Berrettini réti­cents en 2014 : « Sachez simple­ment que votre fils a tout pour devenir un grand joueur »

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Et si Adriano Panatta avait joué un rôle majeur mais secret dans la carrière de Matteo Berrettini ? C’est tout cas ce que le vain­queur de Roland‐Garros en 1976 raconte à L’Equipe, à travers une anec­dote en 2014, lorsque Matteo Berrettini venait d’ob­tenir la majorité.

« Je l’ai vu quand il avait 18 ans, en 2014. dans un club à Rome. Je l’ai vu jouer de loin, je me suis approché, je l’ai regardé trois minutes. Et je suis allé voir son entraî­neur, Vincenzo Santopadre, que je connais très bien depuis qu’il est gamin. Je lui ai demandé qui était ce garçon et je lui ai dit : « Il va devenir très fort ». Il m’a répondu : « On espère mais, pour sa famille, parti­cu­liè­re­ment sa mère, les études sont très impor­tantes. Ce n’est pas sûr qu’il devienne profes­sionnel ». J’ai demandé où étaient ses parents et il me les a montrés. Je suis allé leur dire bonjour, ils m’ont logi­que­ment reconnu, et je leur ai dit : « J’ai un grand respect pour vos déci­sions. Sachez simple­ment que votre fils a toutes les carac­té­ris­tiques pour devenir un grand joueur. C’est évidem­ment votre choix. Bonne journée ! » Ils ont pris les bonnes déci­sions, ils l’ont laissé passer pro. Et on voit les résul­tats ! », a confié le dernier joueur italien vain­queur d’un tournoi du Grand Chelem au quoti­dien sportif national. 

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.