AccueilUS OpenRoddick, l'heure de la retraite

Roddick, l’heure de la retraite

-

Andy Roddick vient d’an­noncer, en confé­rence de presse, qu’il pren­drait sa retraite spor­tive à l’issue de cet US Open. L’Américain est toujours engagé dans le tournoi. Il doit affronter Bernard Tomic demain.

On pensait que l’éli­mi­na­tion de Jo‐Wilfried Tsonga serait notre triste émotion du jour… Mais Andy Roddick en avait décidé autre­ment ! L’ex‐numéro un mondial a convié la presse vers 18h00 heure locale, minuit en France, pour une confé­rence imprévue. L’objet ? Son anni­ver­saire ? Il fête, en effet, ses 30 ans aujourd’hui… Que nenni. Les rumeurs courent d’abord, jusqu’à ce que l’in­té­ressé offi­cia­lise la nouvelle de ses propres mots : Andy prendra sa retraite à la fin de cet US Open. 

« Je voulais avoir l’oc­ca­sion de dire au‐revoir. Mais j’es­père rester dans les parages… » Dans les parages de nos esprits, oui. Parce qu’Andy est un cham­pion, un vrai. Un garçon à l’hu­mour corrosif dont on rappel­lera avec émotion les bonnes phrases lâchées ici ou là, au détour d’une carrière formi­dable. Un seul titre du Grand Chelem à son actif, ici‐même, en 2003, année qu’il clôture au sommet du clas­se­ment ATP. Mais surtout quatre autres finales, une à l’US Open, en 2006, trois à Wimbledon, en 2004, 2005 et 2009. Son plus grand malheur ? D’avoir vécu à l’époque de Roger Federer, l’homme qui l’a privé de ces quatre trophées supplé­men­taires. Sans qui il aurait peut‐être égale­ment joué trois finales de plus. 

« En sortant de Wimbledon, je savais. Je savais que ne pourrai pas passer une année de plus sur le circuit. » Tout un symbole : Wimbledon, enceinte maudite, qui lui révèle que la fin doit être décidée ; Flushing Meadows, le jour de ses 30 ans, qui lui dit « good‐bye ». Good‐bye à cet énorme service, des années le plus rapide au monde, dépas­sant les 1000 aces en 2004. Un coup droit perfo­rant à ses plus grandes heures. Et une longé­vité excep­tion­nelle au plus haut niveau, parmi les dix meilleurs joueurs du monde. 

Good‐bye ! Mais mon Dieu, Andy… Si tu n’avais pas raté cette volée de revers à 7–5 6–6 et 6–5 dans le tie break, sur cette balle de deuxième manche…

Instagram
Twitter