AccueilUS OpenSH - Qu'on se le dise, Rafael Nadal est de retour !

SH – Qu’on se le dise, Rafael Nadal est de retour !

-

Auteur d’un match plein tant physi­que­ment que tech­ni­que­ment, le numéro 3 mondial est enfin rentré dans le tournoi. Il le doit un peu à Gäel Monfils qui l’a repoussé dans ses retran­che­ments au moins pendant les deux premières heures du duel. Le voila en quart de finale après ce succès en 4 sets (6–7, 6–3, 6–1, 6–3), il sera opposé au chilien Gonzalez vain­queur de Tsonga un peu plus tôt dans la soirée.

Il était plutôt logique de mettre une petite pièce sur la Monf, et cette logique est devenue une réalité le temps des deux premiers sets. Jamais pris de vitesse, envoyant du lourd avec son coup droit, tonique, constant, prêt, Gaël se compor­tait en patron dès le début, et cela avait tout de suite des consé­quences posi­tives puis­qu’il menait rapi­de­ment 3 à 1 puis 5 à 2. 
C’est le moment où Rafa, pris à la gorge, déci­dait de sortir les bande­rilles. D’un coup, d’un seul, tout en faisant le dos rond, Nadal comblait son retard. On allait avoir le droit à un tie‐break. Tie break remar­qua­ble­ment négocié par le Français qui l’emportait 7 points à 3. 

On pouvait alors rêver tant Gaël faisait preuve de tena­cité dans ses choix, posait son jeu sans se préci­piter. Visiblement, il voulait se confronter à la « bête ». Mais la bête blessée est une bête féroce et Nadal deve­nait de plus en plus offensif, puis­sant, rapide. Un break plus tard, un set en poche, les comp­teurs étaient remis à zéro. (7–6, 3–6)

Et le Français droit comme un i, commen­cait à fléchir, repren­nant son souffle à l’issue des quelques rallyes que nous offraient encore les deux joueurs. Le match perdait en inten­sité, le Français jouant en courant alter­natif. Rafa lui restait branché sur du continu, et la sanc­tion était immé­diate 6–1.

Ne pouvant plus compter sur sa première balle, Gaël subis­sait alors la loi de l’Espagnol et se faisait breaker à 2 à 1. Baroud d’hon­neur ou pas, la Monf tentait l’im­pos­sible, brouillait les cartes et repre­nait enfin le service de l’Espagnol (3–4). Certains croyaient alors que tout était relançé, sauf les spec­ta­teurs qui quit­taient le central. 

Nerveux en début de rencontre, Rafa semblait plus calme, et plus précis aussi, même si par quelques séquences il commet­tait encore des fautes directes indignes du Rafa numéro 1 mondial. En face, Gaël domin et encore breaké, semblait retrouver un peu de tonus, et tentait de rester au contact en reve­nant au score (3–4). Mais le Monfils de jadis reve­nait au grand galop avec à la clé un jeu « fantôme » à 4 à 3 pour l’Espagnol (deux fautes en coup droit et deux doubles fautes). Rafa n’en deman­dait pas plus, il enfon­çait logi­que­ment le clou et pouvait laisser éclater sa joie. Il tenait là une victoire digne de son standing 

Une fois de plus, le tennis en trois sets a confirmé qu’il était un jeu d’adultes, et que malheu­reus­ment Gaël est encore un enfant !