Simon : « J’en veux beau­coup aux arbitres. On a des robots sur la chaise »

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Cas contact de son entraî­neur positif au Covid‐19 et toujours bloqué dans sa chambre d’hôtel new‐yorkaise, Gilles Simon est revenu dans une inter­view pour L’Équipe sur les pauses toilettes et la shot‐clock au service que les arbitres se font un plaisir de faire respecter à la seconde près.

« J’en veux beau­coup aux arbitres en ce moment car ils ne font pas leur travail de tenue de match. On a des robots sur la chaise. Il n’y a plus aucun bon sens, c’est déran­geant. Avec le live Hawk‐Eye (le système d’ar­bi­trage infor­ma­tisé qui a conduit à la dispa­ri­tion totale des juges de ligne pour cet US Open), ils n’ont même plus les annonces à faire, il ne leur reste plus que ce qu’il y a à côté, et contrôler le temps. Leur grande fonc­tion, c’est de gérer le temps, et de te mettre un warning à 26 secondes. Terrible. Ils n’ont plus à regarder les balles, ils regardent tout ce qui se passe autour. Et hop, warning ! Ce n’est pas ça, leur travail. Au moins, redonnons‐leur une certaine liberté en renon­çant à la shot‐clock. Et s’ils ne sanc­tionnent pas un joueur pour dépas­se­ment de temps, ça deviendra un fait de jeu, comme un hors‐jeu non sifflé en foot », a déclaré Gilou, parti­cu­liè­re­ment remonté contre le rôle actuel des arbitres de chaises.

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.